Métiers hors-du-commun : Vendeurs à la sauvette !

Publié le par Alain GYRE

Métiers hors-du-commun : Vendeurs à la sauvette !

Rédaction Midi Madagasikara  25 mars 2017

 

Ils sont les premiers à être présents sur le terrain à Analakely. Oui, les vendeurs à la sauvette sont des gens matinaux. Ils le doivent puisqu’ils sont soumis à une guerre de territoire pour l’endroit où ils étalent leurs produits. La règle du premier arrivé, premier servi est bien de rigueur dans cette lutte. Ils longent le tout Analakely qui est pourtant la vitrine de la capitale. Ils étalent  à même le sol leurs produits de vente. Ils sont bien conscients des risques qu’ils encourent dans l’exercice de leur travail informel. Avec les opérations d’assainissement de la ville par la police municipale qui n’hésitent pas à saisir les objets vendus, ils risquent de tout perdre en un clin d’œil. Contre vents et marées, ils tiennent debout et continuent de vaquer à leur travail à la fois illicite et informel. « Nous n’avons pas le choix. Depuis la fermeture des zones franches durant la transition, beaucoup de travailleurs sont devenus sans emplois. Des femmes ont été contraintes de se livrer à la prostitution et les hommes en « dockers » (porteurs) », a expliqué un vendeur d’électroménager, sous les arcades d’Analakely. Les plus intelligents avaient eu l’idée de négocier avec les magasins chinois et indopakistanais pour revendre leurs produits dans les quartiers populeux. Le centre-ville avec les milliers de gens qui y circulent chaque jour, a été le plus privilégié. Une formule qui a marché et la bouche-à-oreille aidant, des milliers de gens sont devenus vendeurs à la sauvette. Sur place, toujours  sous les arcades d’Analakely, les prix varient d’une « boutique » à l’autre. Il faudrait négocier et comparer les prix si l’on veut sortir gagnant. « C’est la dure loi du commerce pour nous malgaches. Les « ady-varotra » sont bien du pays et pour que les vendeurs espèrent s’en sortir, ils doivent quadrupler ou quintupler le prix pour que la vente soit conclue à un prix normal. Parfois, c’est fatiguant de négocier pendant plusieurs minutes, voire des heures pour les clients plus malins, mais il faut s’adapter à la situation »explique un vendeur de câble électrique destinée aux électroménagers.

 

D.R                               

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Publié dans Economie

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