Madagascar : 800 kilos d’or déclarés à l’exportation au premier trimestre 2017

Publié le par Alain GYRE

Madagascar : 800 kilos d’or déclarés à l’exportation au premier trimestre 2017

LINFO.RE – créé le 22.04.2017 – La rédaction

 

Illustration - SIPA

 

Huit cents kilos d’or ont été déclarés à l’exportation pendant le premier trimestre de 2017, d’après le ministère malgache des Mines et du Pétrole. La Grande île a mis en route une consultation nationale pour l’élaboration d’une stratégie de gouvernance du secteur aurifère.

 

Une agence nationale de régulation de la filière or mise en place

Depuis l’Indépendance de Madagascar en 1960, les quantités d’or exportées de manière légale ne cessent de diminuer au fil des ans, observe le quotidien Midi Madagasikara. Pendant la colonisation française, elles atteignaient trois tonnes, notamment durant la Première Guerre mondiale, pour finir à 50 kilos en 2008. Certaines années, elles ne n’étaient que quelques grammes.

 

L’Agence nationale de la filière or (ANOR) a été mise en place en 2015. Un an après, la quantité d’or officiellement exportée était de 580 kilos, la plus élevée depuis 1960. Les efforts du gouvernement malgache semblent avoir été payants, car durant le premier trimestre de 2017, 800 kilos ont été enregistrés, d’après Zafilahy Ying Vah, le ministre malgache des Mines et du Pétrole, qui prévoit plus d’une tonne pour cette année.

 

Cinq cent mille orpailleurs informels à Madagascar

Jeudi 20 avril, une consultation nationale a ouvert ses portes à Antananarivo. L’objectif est de rédiger de manière consensuelle et inclusive une stratégie nationale de gouvernance de la filière or à Madagascar. En effet, les retombées pour les collectivités territoriales et l’Etat sont encore insignifiantes.

 

A Madagascar, le secteur de l’or reste fortement dominé par les trafics et les exploitations illégales. Les phénomènes de ruées, qui ont lieu dès l’annonce d’un gisement, y sont monnaie courante. Le gouvernement malgache veut donc formaliser les orpailleurs dont le nombre est estimé à 500 000 actuellement.

 

"L’objectif ultime consiste à assurer des retombées tangibles pour l’Etat, les collectivités territoriales et la population en général. Cela ne peut être atteint sans la maîtrise de la traçabilité de l’or depuis l’exploitation en passant par la collecte et la commercialisation jusqu’à son exportation", a déclaré Tiavina Ranoroarisoa, le directeur général par intérim de l’ANOR, dont les propos sont rapportés par Midi Madagasikara.

http://www.linfo.re/

Publié dans Economie, Or

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