Pauvreté à Madagascar - Les enfants mendiants se multiplient !

Publié le par Alain GYRE

Pauvreté à Madagascar - Les enfants mendiants se multiplient !

Publié le vendredi, 14 avril 2017

 

Des sans-abris. Les enfants en comptent plusieurs. Actuellement, ils ont recours à la mendicité aux alentours des arrêts de bus à Antananarivo, notamment aux 67ha, à Ankorondrano et Ampefiloha. Le bus ne s’arrête même pas qu’ils sont déjà regroupés autour du véhicule.

« Donnez-moi 100 ariary madame, je n’ai rien avalé depuis hier », murmurent-ils. Pour ces enfants mendiants, tous les systèmes d’approche sont bons. Il y a également ceux qui chantent dans les « taxis-be » pour éblouir les voyageurs. Etant amis de quelques receveurs de bus, ils y sont autorisés librement.  Dans la plupart des cas, ce procédé rapporte pas mal d’argent. Ils arrivent à rassembler 1 000 ariary en une minute. D’autant plus qu’ils essaient toujours de changer leurs prestations. Dans tous les cas, les messages circulés par les mots de ces enfants enchantent le public.  Particulièrement, les voyageurs sont fortement touchés en voyant les nouveau-nés malpropres et souffrants. Pour pouvoir soutirer de l’argent facilement, ces mendiants emmènent avec eux leurs petits frères et sœurs. De temps à autre, ils deviennent agressifs jusqu’à donner des coups ou même à insulter d’une manière violente.  Si l’on circule la nuit, ils sont nombreux à dormir sous le pont d’Ambohidahy ou sous les arcades de l’avenue de l’Indépendance à Analakely. Pendant la période du Sommet de la Francophonie qui s’est déroulé dans la Capitale, le Gouvernement malgache leur a proposé des toits. Ils étaient ainsi envoyés dans des centres d’hébergement. Mais à peine ledit Sommet clôturé, ils étaient renvoyés dans leurs taudis habituels. Dans d’autres pays en voie de développement, il existe des infrastructures spéciales pour accueillir les sans-abris. Certains pays définissent même une politique pour réduire le nombre de personnes sans domicile fixe.

 Kanto R.

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Publié dans Société

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