Faux visas : un Comorien écroué à Madagascar

Publié le par Alain GYRE

Faux visas : un Comorien écroué à Madagascar

LINFO.RE – créé le 3.05.2017 – La rédaction

 

Faux visas - comorien incarcéré - Madagascar

Illustration/SIPA

 

Déjà impliqué dans des affaires de faux visas, ce ressortissant comorien a été finalement arrêté vendredi matin aux 67 ha Nord-Est, un quartier très populaire de la capitale malgache.

Une quinzaine de faux tampons officiels en sa possession

De nombreux étudiants venant des îles voisines de Madagascar ont été déjà victimes de cette falsification de visas. Déjà cité dans des affaires de fabrication de faux visas, ce ressortissant comorien a été interpellé par la police malgache vendredi 28 avril aux 67 ha à Antananarivo. L’escroc en possession d’une quinzaine de faux tampons officiels, dont ceux du ministère de l’Intérieur ainsi que ceux du Premier ministre, vendait les faux documents à ses confrères venant de Comores et à d’autres étrangers résidant dans la Grande Ile. "Quinze cachets, deux passeports djiboutiens sans visas et un autre comorien avec visa ont été saisis chez lui lors d’une perquisition", a souligné une source policière citée par le journal L’Express de Madagascar.

 

Près de 171 euros par visa

Selon la même source, tous les documents étaient des faux même son certificat de résidence valable jusqu’en 2018. L’escroc possédait également un passeport avec lequel il essayait les tampons. D’autres présumés complices du Comorien ont déjà été placés en détention préventive dans la prison d’Antanimora au mois de mars. Pour séduire ses victimes, il proposait un tarif réduit par rapport à celui du service de passeport, de l’immigration et de l’émigration. Une source judiciaire a expliqué qu’il percevait entre 600 000 Ariary (près de 171 euros) par visa et la somme augmentait suivant l’année.

 

Placé sous mandat de dépôt

Non content de fabriquer de faux visas, l’arnaqueur prétendait pouvoir régulariser des diplômes de baccalauréat pour ceux qui voulaient étudier à Madagascar. Cependant, il se servait de faux cachets comoriens, a confié un responsable d’une université privée sise aux 67 ha. Déféré devant le parquet d’Anosy samedi matin, le Comorien a été placé sous mandat de dépôt à la prison d’Antanimora jusqu’à son procès et celui de ses complices.

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