Madagascar: crise nutritionnelle et sécheresse dans le Grand Sud

Publié le par Alain GYRE

Madagascar: crise nutritionnelle et sécheresse dans le Grand Sud

 

Sur la côte d'Andavadoaka, au sud-ouest de Madagascar.

© RFI/François Porcheron

Par RFI Publié le 07-05-2017

 

La crise nutritionnelle persiste dans le Grand Sud de Madagascar. Depuis sept mois, la région subit une extrême sécheresse. Comme tous les autres pays de l’Afrique australe, Madagascar n'échappe pas à El Nino, phénomène climatique qui multiplie les épisodes de sécheresse dans le Sud de la Grande Ile. L'insécurité alimentaire s'est ainsi généralisée dans les trois régions du Grand Sud. L’Unicef vient de publier un rapport sur la situation dans la région.

 

Cette partie de l’île est la moins développée et la plus reculée du pays. C’est une zone structurellement aride qui ne reçoit qu’en moyenne 500 mm de pluie par an. L'Unicef a publié un rapport, jeudi 4 mai, sur la situation dans la région : 840 000 personnes sont toujours dans le besoin d'une assistance humanitaire.

 

« Les obstacles restent nombreux pour venir à bout de la crise alimentaire dans laquelle est plongée la population du Grand Sud », indique le rapport de l'Unicef.

 

Dans le district d'Amboasary, près de la moitié des habitants sont atteints de malnutrition chronique. C’est le résultat d'une période de soudure de plus en plus longue. Les récoltes de maïs et de manioc, denrées de base dans la région, ont diminué de 60 à 80 % par rapport à l'année précédente. De maigres récoltes qui ne permettent pas de subvenir aux besoins de la population jusqu'à la prochaine moisson.

 

Si les pluies de mars et avril ont permis une amélioration temporaire de la situation, « il ne faut pas pour autant baisser la garde », avertit Matthew Conway, porte-parole de l'Unicef à Madagascar. L'organisation a pu venir en aide à 350 000 personnes mais elles sont 840 000 en état d'insécurité alimentaire dans le Grand Sud.

 

« Le problème c'est qu'il est difficile d'attirer l'attention de la communauté internationale sur la crise que traverse cette région », regrette le porte-parole de l'Unicef. L'agence n'a, pour l'instant, récolté qu'un tiers des financements dont elle a besoin pour venir en aide à la population.

http://www.rfi.fr/

Publié dans Santé, Climat

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