L'économie malgache freinée par les dégâts causés par le cyclone Enawo

Publié le par Alain GYRE

L'économie malgache freinée par les dégâts causés par le cyclone Enawo

 

Dans la ville d'Antalaha, au nord-est de Madagascar, 12 000 habitations ont été détruites par le cyclone Enawo.

© © CARE Antalaha

Par RFI Publié le 20-06-2017

 

Le ministère des Finances publiques vient d'annoncer une révision à la baisse de la croissance économique. En cause: les dégâts considérables causés par le cyclone Enawo, le 3 mars dernier. Les infrastructures et l'agriculture sont les deux secteurs les plus touchés par cette catastrophe naturelle. Dans le nord-est du pays, les rizières et les cultures de vanille ont été dévastées.

 

Le cyclone avait fait 81 morts, 253 blessés et plus de 430 000 sinistrés. Et trois mois après, les habitants du nord-est, région la plus touchée par le cyclone, se relèvent lentement des dégâts causés par Enawo.

 

Routes, ponts, écoles et habitations restent encore à reconstruire ou à réhabiliter. En tout, il y a 115 millions d'euros de dommages liés au cyclone, indiquent les autorités malgaches. Des dégâts considérables qui ont des conséquences directes sur l'économie de la Grande Ile. Le phénomène climatique a entraîné une révision à la baisse de la croissance économique : 4,3 % pour 2017, a annoncé le ministère des Finances.

 

Aide insuffisante

 

En mars dernier, l'Etat malgache a lancé un appel d'urgence aux bailleurs de fonds. Une demande d'aide de 18 millions d'euros pour soutenir les habitants affectés par le cyclone. Une somme reçue, indique le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes mais pas suffisante pour reconstruire toutes les infrastructures endommagées. Près de 37 millions d'euros sont nécessaires rien que pour la reconstruction des écoles. Les sinistrés eux commencent à s'impatienter.

 

« Les distributions de vivres permettent de soulager la population mais ce n'est pas satisfaisant », explique un habitant de Maroantsetra. Dans cette ville du nord-est très peu d'habitations et d'écoles ont été réhabilitées ou reconstruites. « Les enfants continuent d'aller en cours dans les tentes distribuées par l’Unicef », poursuit cet habitant. Sur son passage, Enawo avait détruit 2 300 salles de classe.

http://www.rfi.fr/

Publié dans Economie, Enawo

Commenter cet article