Grand Sud - Suivi du Plan de Relèvement et de Résilience (PRR)

Publié le par Alain GYRE

Grand Sud - Suivi du Plan de Relèvement et de Résilience (PRR)

24/07/2017

 

Ambovombe, le 24 juillet 2017

 

Une équipe mixte composée de représentants du Ministère de l’Economie et du Plan (MEP), du Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation (MID), et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) s’est rendue dans la Région Androy du 16 au 21 juillet 2017. Objectif : réaliser le suivi et la mise à niveau des activités de relèvement et de résilience dans cette région, qui a été sévèrement touchée par une sècheresse prolongée résultant dans une crise humanitaire. Les activités visitées sont mises en œuvre à travers des initiatives conjointes entre les deux Ministères concernés et le PNUD.

Durant la mission, les missionnaires ont parcouru les districts d’Ambovombe, de Tsihombe, et de Beloha afin d’apprécier l’état d’avancement des programmes de lutte contre la pauvreté et d’appui à la décentralisation, et d’échanger directement avec les autorités locales ainsi que les membres des communautés bénéficiant de l’appui. Une séance d’échange sur les interventions humanitaires et de relèvement s’est aussi tenue dans les locaux du BNGRC en présence du Chef de Région, de représentants de Services Techniques Déconcentrés et de différents acteurs intervenants dans la région dont le PAM, FAO, UNICEF, CARE, et OIM.

Les initiatives de réduction de la vulnérabilité des populations et de relance de l’économie locale ont pu être appréciées à travers les différentes initiatives « argent contre travail assorti d’épargne » qui permettent à ce jour de toucher près de 3000 personnes. La mobilisation des épargnes à la fin des travaux permettra de renforcer les activités génératrices de revenus de ces populations, ciblées parmi les plus vulnérables, et d’impulser ainsi leur autonomie. Dans le district d’Ambovombe, cette initiative « argent contre travail assorti d’épargne » contribue à la réhabilitation d’une piste d’environ 19km essentiellement utilisée pour les échanges commerciaux entre trois communes : Ambovombe, Tsimananada, Erada. Par ailleurs, des activités de fixations de dunes ayant pour objectif de limiter d’ensevelissement des champs de culture, ainsi que des initiatives de construction et de réhabilitation des barrages de rétention d’eau à l’usage des cheptels ont pu être respectivement visitées dans les districts de Tsihombe (localité de Faux Cap) et de Beloha (Marolinta).

Cette mission a particulièrement visé les activités de relèvement économique, auxquelles s’ajoutent le relèvement institutionnel avec un renforcement de la décentralisation, le tout en alignement avec le Plan de Relèvement et de Résilience (PRR) développé pour les districts les plus affectés par la sècheresse déclenchée par l’effet El niño dans le grand sud de Madagascar.

Dans ce cadre, il a été également constaté l’avancement des initiatives d’intercommunalités lancées. Quatre grappes de communes ont été constituées autour de pôles économiques que sont les chefs-lieux de district ; dans l’objectif d’impulser une dynamique économique à l’échelle territoriale. Fidèle à l’esprit du PRR, une attention particulière a été donnée au renforcement de la prise en main des actions de développement par les populations locales, notamment par la promotion du rôle des Collectivités Territoriales Décentralisée (CTD) dans le développement local et intégré de l’Androy.

Depuis le début de l’année 2017, le PNUD en partenariat avec le MEP et le MID ont concentré leurs activités dans l’Androy afin de bâtir sur les efforts humanitaires mis en place depuis la crise, mais surtout de s’attaquer aux causes structurelles de vulnérabilité des populations et des institutions. Ainsi, la proposition programmatique du PNUD en appui à ses partenaires ministériels consiste à promouvoir et développer une transition entre les interventions humanitaires et celles de développement, via un relèvement résilient des ménages vulnérables de l’Androy en promouvant la décentralisation, la réduction de la pauvreté, la conservation de l’environnement et l’adaptation au changement climatique.

Il est utile de rappeler que le Plan de Relèvement et de Résilience est le fruit des différentes consultations nationales, régionales et locales qui ont permis de définir les axes stratégiques majeurs et de ventiler les actions et initiatives afférentes au sein de trois composantes :

La composante pour le relèvement face à la sécheresse s’attaquera immédiatement à la réhabilitation et construction d’ouvrages hydrauliques de surface et souterrains pour permettre un accès durable à l’eau pour la vie, l’agriculture et l’élevage ;

La composante pour le relèvement économique et réduction des vulnérabilités structurelles qui consiste à mettre en place les conditions de relance de l’économie régionale en intervenant à plusieurs niveaux et dans différents secteurs ;

La composante pour le relèvement institutionnel et culturel dont l’objectif est d’instaurer un climat institutionnel et socioculturel propice à la relance de l’économie régionale.

La mise en œuvre du Plan de Relèvement et de Résilience requiert un investissement de 189 millions de dollars sur 3 ans. Le PNUD a déjà annoncé un fond catalytique de 1,5 millions de dollars pour la première année qui se couple aux différents projets déjà en place dans le Grand Sud.

 

http://www.orange.mg/actualite/grand-sud-suivi-plan-relevement-et-resilience-prr

Publié dans Société

Commenter cet article