70% des « clients » sont des nationaux selon l’ONG Ecpat

Publié le par Alain GYRE

 

70% des « clients » sont des nationaux selon l’ONG Ecpat

lundi 14 août | Ny Aina Rahaga

Le tourisme sexuel fait encore rage à Madagascar et surtout l’exploitation des mineurs. Et bien qu’on pensait que c’est là un fait des étrangers, il semblerait pourtant que ce soit le contraire. En effet, 70% de ces clients du tourisme sexuel seraient des Malgaches alors que les étrangers ne représentent que 30% des concernés. Sont mis en cause ceux qui partent en déplacement dans les provinces ou dans la capitale, ceux qui partent en mission mais également les forces de l’ordre.

 

70% des habitués du tourisme sexuel sur des mineurs à Madagascar sont des nationaux et seul 30% seraient des étrangers de passage dans la Grande île. Alors qu’on pensait que le tourisme sexuel était surtout le fait des étrangers. Ces chiffres ont été dévoilés suite à un suivi évaluation effectuée par l’ONG ECPAT France à Madagascar. Cette ONG est membre du réseau ECPAT International dont la mission est de lutter contre l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales.

 

Le tourisme sexuel aurait différentes formes selon les régions du pays. Et ce ne sont pas les résidents qui le pratiquent mais des gens de passage qui recherchent expressément des mineurs. Cela a favorisé l’apparition d’un réseau de trafic dans certaines régions, notamment dans la Capitale malgache. Les plus touchées sont les mineures se trouvant dans une situation économique précaire, issues des milieux défavorisés. Les éléments des forces de l’ordre aussi sont mis en cause dans la prolifération de ce phénomène. Selon les informations, ces derniers seraient également tentés d’abuser des mineurs et prostitués qu’ils arrêtent avant de les relâcher. Malheureusement, peu des victimes osent encore dénoncer ces actes dont elles sont les cibles. La première raison est qu’il s’agit encore d’un sujet tabou dans la société. D’où les victimes n’en parlent pas par honte vis-à-vis de la société. La deuxième est que les communautés des victimes ne réagissent point même s’ils sont mis au courant. Enfin, même si les cas arrivent devant la justice, l’impunité est toujours de mise et les concernés s’en sortent sans grand souci. Jusqu’à actuellement, malgré la mise en place d’un Plan National de Lutte contre le Tourisme Sexuel (PNLTS) en 2008, les actions entreprises dans ce sens demeurent encore au stade de la sensibilisation.

 

http://www.madagascar-tribune.com/70-des-clients-sont-des-nationaux,23195.html

Publié dans Société

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