Les merveilles de l’Ile Rouge

Publié le par Alain GYRE

Les merveilles de l’Ile Rouge

Voyager à Madagascar by AFR -

 

foret-de-baobabs-de-Mangily

 

Le canal des Pangalanes, l’Isalo et sa piscine naturelle, les tsingy de Bemaraha, les grottes d’Anjohibe de 30 mètres de profondeur, la plage de Ramena, le Palais d’Ambohimanga et le Pain de sucre sont les merveilles de Madagascar. Ces curiosités vous réservent des surprises.

 

Le qualificatif "Rouge" attribué à cette île baignée par l’océan Indien qu’est Madagascar semble sous-entendre une terre déserte mais il n’en est pas question. Diverses merveilles éloquentes le prouvent.

 

Le Canal des Pangalanes

La terre, drainée sur la partie Est par le Canal des Pangalanes, est fertile. Le cours d’eau se déroule sur 700 kilomètres du nord au sud, partant de Foulpointe vers Farafangana. Les rivages se distinguent par leur végétation.

L’Isalo et ses trésors

piscine-naturelle

L’eau ne s’arrête pas là. Elle prend différentes formes : sous la forme d’une piscine naturelle, par exemple. On en trouve entre les impressionnants canyons de l’Isalo, dans le Sud-Ouest. Les touristes considèrent ces sites pittoresques comme un trésor, et s’y livrent avec joie à la baignade.

Les Tsingy de Bemaraha

Tout comme les canyons, les Tsingy de Bemaraha sont les fruits de l’érosion, due à la succession de la pluie et du beau temps à Madagascar. Ils sont reconnus par l’UNESCO et ont obtenu le titre de "Patrimoine Mondial".

Les grottes d’Anjohibe

Les roches des tsingy et des canyons se lancent le défi de la hauteur, mais celui de la profondeur donne raison aux grottes d’Anjohibe, avec leurs formes et couleurs impressionnantes. Des cavités de 30 mètres de haut, sous terre, cela vous dit ? A proximité se trouve Nosy-Be et sa réserve sous-marine.

 

La plage de Ramena

Les adeptes de la plongée sous-marine et les assoiffés du farniente aimeront la plage de Ramena, dans la province d’Antsiranana. La vue alentour est belle, tout simplement. Beaucoup d’autres activités s’offrent aux touristes.

Le Pain de sucre

Au sud de la baie d’Antsiranana se trouve le Pain de sucre. Il s’agit d’un îlot rocheux d’origine volcanique. Son histoire reste à découvrir.

Le Palais d’Ambohimanga

Au fil des ans, Madagascar a su tisser son histoire, une histoire émouvante. Le Palais d’Ambohimanga en reflète une partie. L’UNESCO a bien raison de le classer Patrimoine mondial.

Les Tsingy rouges

Comme leur nom l’indique, ces fruits de l’érosion virent au rouge, leur couleur se marie parfaitement avec celle de la latérite, terre abondante dans le Nord de Madagascar. Tout comme les Tsingy de Bemaraha, les Tsingy rouges ont leurs sommets qui pointent vers le ciel. Seulement, ils sont plus délicats et plus petits. Au fait, ce sont des formations calcaires constituées en plus de grès et de marne. Situées dans des vallées, au pied des canyons, elles sont belles à voir mais difficiles d’accès. Vous découvrirez ces secrets de Dame Nature à 50 km au sud-est de Diego-Suarez, à deux heures de route si vous voyagez en voiture 4x4.

La forêt de baobabs à Mangily

Aussi appelé forêt des 1 200 baobabs, cette réserve vaste de 60 ha située aux alentours du village de Mangily, à proximité d’Ifaty, dans la province de Tuléar, est une merveille à part entière. Gérée par l’association Reniala qui a pour vocation de protéger la faune et la flore du sud de Madagascar, la forêt de baobabs de Mangily a tout pour plaire et instruire à la fois.

Le massif des roses dans le lagon d'Ifaty

À l’instar du lagon d’Ifaty, les fonds marins de Madagascar constituent une pure merveille. Dans ce lagon d’environ 5 à 6 mètres de profondeur, le Massif des roses renferme une flore et une faune haut en couleurs. Outre les algues multicolores, citons entre autres les poissons-chats et poissons-lions, les clowns, les seiches, les poulpes, les murènes, la raie pastenague et le serpent-anguille.

Idéal pour la plongée sous-marine, ce massif de coraux convient aussi bien aux plongeurs avancés qu’aux débutants. Le baptême de plongée effectué à cet endroit donne envie d’y revenir ne serait-ce que pour le plaisir des yeux. Autre activité intéressante à faire sur les lieux : le snorkeling.

 

Les banians, bois sacrés à Miary, Tuléar

Décidément, le rouge caractérise Madagascar ! Rouge comme la latérite qui constitue une grande partie du sol malagasy, rouge comme les tsingy du Nord et rouge comme la sève des banians, ces arbres légendaires d’origine indienne vénérés par les habitants de Miary, un village situé entre 8 à 10 km au nord-est de Tuléar. Imposant, le figuier des banians de son nom scientifique ficus bengalensis semble sortir ses racines pour former des tentacules. Quelques-uns d’entre ces arbres constituent une forêt digne du célèbre film de Tarzan, sauf que nous ne sommes pas dans la fiction, nous sommes bien dans la réalité… à Madagascar, l’île rouge !

Les falaises de Sarodrano, près de Tuléar

Découverte de paysages exceptionnels.

Sarodrano se démarque par son relief : grottes, failles et falaises constituent le lieu. Un marais maritime s’étend sur 100 ha environ, là où poussent les mangroves. Ce marais s’ouvre sur le lagon de Tuléar. C’est à l’est de cette étendue d’eau que se dresse la plus célèbre des falaises de Sarodrano sur des grès de plage démantelés. La montée escarpée vers le pic fera à coup sûr le plaisir des passionnés d’escalade. Une halte sur les failles pour un pique-nique ne fera que du bien. Ne manquez pas les séances de shooting entre les pauses ! À vos sacs au dos !

La grotte de Sarodrano

Les 10 m de rochers qui la séparent de la mer semblent étanches, le point d’eau formé dans la cavité étant douce. La grotte de Sarodrano qui avoisine sa falaise, dans la province de Tuléar, dans le Sud de Madagascar, a son histoire. Elle possèderait 7 ramifications, chacune mènerait vers un lac sacré. De ce fait, le lieu est vénéré par les habitants. Pour eux, s’y baigner est contre la tradition mais les étrangers y font quand même trempette moyennant 1 000 Ariary, à payer auprès du gardien. Ceux qui croient au « tromba » y viennent formuler leurs vœux en jetant des pièces ainsi que de la nourriture aux poissons.

St Augustin

Saint-Augustin est une baie dont l’embouchure abrite Sarodrano. On est toujours dans la province de Tuléar, dans la partie sud-ouest de Madagascar. On s’y rend comme pour aller vers la grotte. Arrivé là, continuez et prenez le tournant à gauche. Les dunes quasi-sableuses quasi-limoneuses dominent la vue aérienne de cet endroit merveilleux. Elles semblent imiter la disposition des rizières mises à niveau sous forme d’escaliers mais sans parvenir à prendre de la hauteur. C’est tant mieux car cela fait le charme de ce bourg constitué de quelques agglomérations qui étaient jadis les bivouacs des pêcheurs Vezo. Comme il y faisait bon vivre, en bons nomades qui se respectent, ils y ont élit domicile.

L’île de Nosy Ve à Anakao avec ses pailles en queue

Quoiqu’aussi merveilleuses, Nosy Ve est différente de Nosy-Be. La première est une caye longue de 4,5 km et large de 1,8 km située au large d’Anakao, au sud-ouest de Madagascar, un peu plus au sud de la baie de Saint-Augustin tandis que la seconde, l’île aux parfums, se trouve au nord. L’îlot abrite une faune un peu particulière, le phaethon rubricauda appelé couramment la paille-en-queue. Cette espèce d’oiseau a choisi entre autres Nosy Ve comme lieu de reproduction. Plongée sous-marine, snorkeling, traversées en pirogue d’Anakao ou vers Anakao, ou en bateau rapide avec services complets comptent parmi les activités touristiques à faire sur les lieux.

Le lac de Tsimanampetsotsa

Le point d’eau salé de Tsimanampetsotsa attire les flamants roses

Le lac de Tsimanampetsotsa se démarque par sa couleur blanchâtre qui est le reflet de son fond calcaire marneux. Si vous vous renseignez auprès des villageois sur la cause de cette couleur, la plupart diront que c’est à cause des poissons blancs qui le peuplent. Le gravelot de Madagascar, une espèce d’oiseau endémique de l’île rouge, niche sur ses rivages. Le point d’eau salée de Tsimanampetsotsa attire les flamants roses. Une colonie entière élit domicile aux environs. Cet endroit merveilleux situé au sud de Tuléar attire à coup sûr les amateurs d’ornithologie. Il est propice aux excursions. Deux accès conduisent vers le lieu, soit à partir d’Anakao, soit partant du village de Beheloka en passant par Efoetse.

La route de la vanille sur la Nationale 5

rn5Madagascar est une terre d’aventure, et si vous avez envie de la vivre pleinement, cette aventure, organisez un voyage sur la Nationale 5, plus précisément sur la Route Nationale 5a. Si la RN5 relie Tamatave, la capitale de l’Est, à Soanierana-Ivongo en passant par Foulpointe, c’est surtout les alentours de la RN5a, un peu plus au Nord, l’axe qui relie Vohemar à Sambava, Andapa, Antalaha et qui s’étend vers Maroantsetra qui regorgent de cette plante aromatique de la famille des orchidées qui est la vanille. Ces deux axes détiennent le record des routes en termes d’impraticabilité. Réservez une 4x4 et un chauffeur expérimenté pour vous conduire vers ce joyau du pays, l’or noir de Madagascar qui, par un tour de main des pâtissiers, est capable de se transformer en féerie blanche. Pistes sableuses, boueuses ou poussiéreuses, ponts délabrés et traversées en bac constituent la Route de la Vanille. Aussi, préparez-vous aux randonnées pédestres, surtout si vous voulez rejoindre la plantation !

Le Massif du Makay

Il est ainsi sur cette bonne vieille terre, les trésors sont toujours cachés ! Les richesses de Madagascar n’échappent pas à la règle. Tout comme la vanille considérée comme l’or noir de l’île rouge qui n’est accessible qu’au bout d’un trajet digne d’un aventurier, le massif du Makay est aussi une autre richesse, un autre trésor difficile d’accès, presque inaccessible. La biodiversité de cette zone enclavée dans le Sud-Ouest du pays intéresse grandement les naturalistes. Oiseaux, amphibiens, reptiles et mammifères endémiques peuplent cet endroit formé de canyons taillés en profondeur. Des espèces inconnues font encore l’objet de recherches et expéditions scientifiques. Cette aire qui mérite d’être jalousement protégée est dotée d’une flore particulière.

L'allée des baobabs

Qu’il fait plaisir de longer l’allée des baobabs en journée et admirer le coucher du soleil en début de soirée ! Vous pouvez assister à ce spectacle époustouflant à 20 km au nord de Morondava, dans la province de Tuléar. Ce paysage digne d’une carte postale, hélas menacé par le brûlis, est une des célèbres merveilles de Madagascar. Ces arbres aux multiples atouts que sont les baobabs ont leurs diverses appellations. Les habitants les appellent les racines du ciel tandis que beaucoup les assimilent à des bouteilles en raison de leur forme. C’est pourquoi, justement, on les nomme des « arbres-bouteilles ».

Le Palais de Tsinjoarivo

Le Rova de Tsinjoarivo se trouve à 80 km au sud d’Antananarivo, un peu à l’est. Ambatolampy, la ville des forgerons qui est située à 47 km au nord-ouest de ce palais, est le meilleur repère si vous voulez y faire un tour. À partir de la capitale de Madagascar, longez la RN7 pour atteindre cet ancien lieu de villégiature des reines successives de l’Imerina à savoir Ranavalona I, II et III, entre 1832 et 1896. Les trois côtés du Palais de Tsinjoarivo lequel est composé de 5 bâtiments sont drainés par le fleuve Onive paré de ses deux cascades, celle d’Andriamamovoka – la cascade brumeuse – et celle d’Ambavaloza. Cette dernière cascade tient son nom des deux rochers sous forme de gueules de fauve.

Les chutes de Farahantsana

Les touristes trouvent mille et une façons de parcourir les environs des chutes Farahantsana. Ces méandres de la rivière Ikopa déploient leur beauté à travers le relief accidenté de la périphérie nord d’Antananarivo. Longeant la Route Nationale 4 qui mène vers Majunga, la capitale du Boina, les fameuses chutes se trouvent à 42 km de la capitale de Madagascar. Les passionnés de VTT ou de moto parcourent entre 50 et 69 kilomètres de pistes jusqu’au village de Mahitsy pour pouvoir admirer les lieux avant de retourner à Tana par la Nationale. Sur certaines parties, les chutes sont à forte potentialité hydroélectrique, mais l’exploitation attend son heure.

Le Mont Passot

Il culmine, c’est certain, mais seulement à 326 m. C’est le plus haut niveau des terres à Nosy-Be. Le Mont Passot se trouve dans le Nord de l’île aux parfums, à 20 km environ de Hell-Ville. Au coucher du soleil, le panorama vu du sommet est digne d’une carte postale. Les petits lacs bleus sacrés du cratère qui l’entourent ont leur histoire. Bongo Pisa est le nom malgache de ce lieu volcanique. Son nom actuel tient du passage du capitaine Pierre Passot, marin français qui annexait Nosy-Be à la France en 1841. À rappeler que Nosy-Be est une île située à l’ouest de Madagascar, un peu plus au nord.

Le Manda de Foulpointe

La station balnéaire de Foulpointe de son ancien nom Mahavelona, située sur la côte est de Madagascar, abrite en son sein son « Manda » historique qui signifie clôture, sauf que le Manda de Foulpointe est plus qu’une clôture. C’est plutôt un fort qui abritait au XIXe siècle la garnison de l’armée royale malgache ainsi que le domicile du gouverneur merina. On y voit encore le reste de quelques canons. Ce fruit de la collaboration du roi Radama I et de l’Angleterre en 1822 est constitué de 5 citadelles. L’enceinte d’une circonférence de 70 m est entourée d’un mur de 6 m de haut dont la solidité semble résister au temps.

Les lacs Ambondro et Sirave

 

Ces deux lacs de Madagascar sont indissociables car ils forment un complexe. Ils se trouvent à 90 km au sud de Morondava, dans la région du Menabe. Le CLAS ou Complexe des Lacs Ambondro et Sirave est un des dix sites Ramsar de l’île rouge. Un site Ramsar est une zone humide qui se distingue par sa haute valeur patrimoniale aussi bien pour le pays qui l’héberge que pour l’Humanité. Ce duo aquatique de choc fait office de transition entre la mer et l’arrière-pays du parc national Kirindy Mite, dans la commune rurale de Belo sur Mer. Le complexe a obtenu son titre officiel le 2 février 2015 à l’occasion de la Journée mondiale des zones humides. C’est un véritable coffret à merveilles, à découvrir…

 

Le Parc National Mantadia

 

C’est l’un des principaux joyaux de la région Alaotra Mangoro. Le Parc National Mantadia renferme une flore hors du commun, à ne citer que les orchidées de toutes sortes. 100% endémique, cette variété de fleurs se décline en 120 espèces, toutes existantes sur les lieux. Les amphibiens, endémiques à 98% se déclinent en 84 espèces. Ce n’est qu’une infime partie du contenu de cette réserve naturelle de Madagascar. L’histoire de la chute sacrée vous surprendra. Si la découverte des autres trésors vous tente, suivez la RN2 qui part d’Antananarivo vers Moramanga. De là, vous ferez 26 km en direction d’Andasibe.

 

http://one-minute-madagascar-news.com/les-sept-merveilles-de-lile-rouge/

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article