A PIERRE CAMO - J.J. RABEARIVELO

Publié le par Alain GYRE

 

A PIERRE CAMO

 

Du signe de vieillir, du signe de la mort,

est-il marqué, ce livre où j’ai mis ma jeunesse ?

Et le son qu’il rendra, sera-t-il d’allégresse,

            sera-t-il de remord ?

 

Ah ! laissez moi n’y point penser au propylée

du temple intérieur à présent déserté !

Et, vous offrant ces chants d’un accent emprunté,

            et l’âme consolée,

 

oublier les périls par la ruine offerts

de la part éternelle et vive de moi-même :

périls que peut courir l’âme de mon poème

            avant les lauriers verts !

 

Nulle mort n’est, d’ailleurs, le terme de la vie :

en sa métamorphose est rénové le sang ;

et la force qu’elle offre à son adolescent

            est plus inassouvie !

 

JEAN-JOSEPH RABEARIVELO

VOLUMES. – XXVII

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