Conte: Origine des chiens domestiques

Publié le par Alain GYRE

 


 

Origine des chiens domestiques

Les chiens domestiques, disent les Malgaches, étaient autrefois des hommes, et voici pourquoi ils ne le sont plus.

Il y avait autrefois dans un grand village qui servait de résidence à un roi, un homme et une femme qui étaient mariés ensemble. Le village fut à jour attaqué par les brigands. Le mari et la femme eurent peur et se sauvèrent bien loin, dans une grande forêt, ils y construisirent une petite hutte avec des branches en attendant qu’ils pussent en élever une plus confortable et plus grande.

A peine la hutte était-elle terminée que la femme mit au monde deux enfants jumeaux. Elle les éleva soigneusement car cela n’était pas encore interdit comme aujourd’hui.

Lorsqu’ils furent devenus quelque peu grands, l’un d’eux dit à sa mère :

- Ma mère, n’avons-nous pas d’autres parents au monde que notre père et vous ?

- Si, mes enfants, répondit la mère, votre père et moi nous avons encore de nombreux parents qui ne doivent pas tous être morts. Ils sont loin, bien loin d’ici, dans un grand village habité par un roi. Mais nous ne sommes jamais allés les voir, car nous sommes maintenant habitués à vivre dans la forêt et nous ne voulons pas changer nos habitudes. Nous mangeons du miel, des fruits et des racines ; chez nos parents nous n’en trouverions peut-être pas. Nos vêtements sont faits d’écorce d’arbre et tout le monde se moquerait de nous en nous voyant ainsi vêtus.

Les deux garçons répondirent :

- Maman, nous allons partir tous les deux pour visiter nos parents.

- Je veux bien, dit-elle, et elle leur indiqua le chemin qu’ils devaient suivre : en marchant toujours à l’ouest, ils ne pouvaient manquer y arriver.

Les deux jeunes gens partirent. Ils marchèrent tout le jour. Le soir venu, ils s’arrêtèrent et couchèrent au sommet d’un arbre, entre deux branches fourchues. Ils repartirent le lendemain, marchèrent jusqu’à la nuit et couchèrent encore au sommet d’un grand arbre. Ils marchèrent encore les jours suivants, tant et si bien qu’ils finirent par arriver, un soir, dans un petit village où se trouvait la maison d’une vieille dame.

Ils entrèrent, saluèrent, convenablement la vieille femme et s’assirent devant elle sur la natte. Ils racontèrent leur voyage et dirent qu’ils venaient voir le roi. La vieille femme les accompagna et le roi les fit entrer chez lui. Il était assis dans la cour de sa case, à l’ombre d’un gros tamarinier, et il causait des choses du royaume avec ses vieux et sages conseillers. Il leur fit raconter leurs aventures. Les jeunes gens parlèrent de leur voyage, puis des choses de la forêt, si bien que le roi, satisfait de leur récit, leur fit donner des vêtements de belle toile et leur fit servir à manger.

Deux ou trois jours après, il leur dit :

- Je vous ai reçus tous les deux dans mon village, mais vous ne m’avez pas encore dit comment vous vous appelez. Je dois connaître le nom de tous ceux qui vivent ici. Dites-moi chacun le vôtre. Toi, ajouta-t-il en se tournant vers l’un d’eux, comment t’appelles-tu ?

- Je m’appelle Mitavandranandriana (Celui qui n’a recours qu’au roi).

- Et toi ? dit-il à l’autre.

- Je m’appelle Mitavandrazanahary (Celui qui n’a recours qu’aux dieux).

Le roi dit au premier :

- Toi qui a recours à moi et qui ne compte que sur moi, je t’aime bien et je veux te garder auprès de moi. Mais toi, dit-il au deuxième, qui n’a recours et confiance qu’en Zanahary,  va-t-en chez ton Zanahary et que je ne te revoie plus ici !

Il lui fit enlever les habits qu’il lui avait donnés quelques temps auparavant et le chassa. Le garçon revêtit ses anciens habits d’écorce d’arbre et il reprit le chemin de la forêt. Lorsqu’il y arriva, il ne trouva ni son père ni sa mère. Leur case même avait disparu.

Il défricha alors un tout petit coin de terre et il y construisit une petite case. Il fit du feu en frottent l’un contre l’autre deux morceaux de bois bien sec. Près de sa cabane, il y avait un petit lac très poissonneux. Avec des écorces d’arbres il fit une ligne de pêche. Il mit au bout de gros vers de terre et prit ainsi quelques poissons qu’il fit griller sur son feu. Il tendit aussi autour du lac des pièges pour prendre des sarcelles afin de varier un peu son menu.

Il vécut ainsi pendant quelques temps, toujours tout seul. Un soir, tout en se promenant, il vit bien loin un petit feu qui paraissait luire dans une maison. Le lendemain il se dirigea vers l’endroit où il avait vu le feu. Il arriva ainsi devant une maison habitée par une vieille femme. Mais celle-ci n’était pas là ; elle s’était cachée, car c’était la mère de Zanahary, et elle voulait mettre le visiteur à l’épreuve afin de savoir s’il aimait Zanahary ou non.

Le garçon s’en revint dans sa cabane sans murmurer. Il prépara sa ligne et s’en fut pêcher au bord du lac. Mais chaque fois qu’il retirait sa ligne de l’eau, il trouvait au bout,  au lieu de poissons, des nattes fines, de beaux habits, une marmite en fer, une hache, une sagaie, un fusil, etc… Et toutes ces choses paraissaient être en bon état et semblaient ne pas avoir séjourné dans l’eau. Il en fut bien étonné et, à chaque objet nouveau qu’il amenait sur la rive, il disait :

- Je suis vraiment un Mitavandrazanahary.

Enfin il jette sa ligne à l’eau pour la dernière fois, mais le fil se tend fortement. Il tire, il ne peut ramener jusqu’à lui, il tire encore plus fort et voilà que de l’eau sort une belle jeune fille : c’était la fille de Zanahary qui avait pris la forme d’une Ndriambavirano (déesse des eaux). Epouvanté, il voulut s’enfuir, mais la jeune fille le rassura.

- N’aie pas peur, lui dit-elle, je ne te veux point de mal. Qui es-tu et que fais-tu là ?

Le jeune garçon lui raconta toutes ses aventures, tout ce qu’il avait souffert, mais il le fit sans se plaindre, sans accuser personne.

Alors l Ndriambaviranolui ordonna d’aller se coucher tout de suite dans sa case.

- Mais, répondit-il, si j’y vais maintenant je n’aurai rien à manger ce soir, car je n’ai pris aucun poisson.

- Va quand même !

Il obéit. Pendant son sommeil, la fille de Zanahary fit venir de belles maisons en pierre comme seuls peuvent en avoir les rois, de beaux meubles, de beaux habits ; des soldats avec de longues sagaies au fer tout incrusté de cuivre jaune et rouge ; et de beaux fusils dont la crosse était toute garnie de clous en or ; de musiciens jouant de toute espèce d’instruments ; des jenjilava et des jenji fohu, des valiha, des fililitro, des amponga, des ampongabe, des manandrihavavy, des bekiviro en argent, des kabiry, des anjomary, des toranga, des hatrotrobe et même, pour les esclaves, des doka gros comme la tête. Il forma  là tout un grand village planté de grands arbres, et des troupeaux innombrables de bœufs étaient enfermés dans les parcs.

Lorsque le jeune garçon se réveilla, il se vit dans une belle maison en pierre, couché dans un beau lit, sur une natte des plus fines, protégé par une moustiquaire plus légère que la soie. Il se leva et trouva à sa portée de beaux habits faits juste à sa mesure. Dans la maison tout ce qu’il pouvait souhaiter était disposé en ordre et se trouvait immédiatement. Il dit alors :

- je vois bien que je mérite mon nom de Mitavandrazanahary.

La fille de Zanahary lui apparut de nouveau et elle lui dit :

- Mon père Zanahary m’a envoyée ici pour te donner tous ces biens, car il a vu que tu étais malheureux et que tu l’aimais bien tout de même. Mais garde toi de dire que tu as obtenu toutes ces richesses après avoir pris une Ndriambavirano, avec ta ligne. Sinon tu te retrouverais tout seul et pauvre comme hier.

Le jeune garçon le promit.

La renommée de ses richesses se répandit aux environs et arriva jusqu’aux oreilles du roi qui l’avait chassé autrefois. Voici comment cela se fit.

Mitavandranandriana, frère de Mitavandrazanahary, fut un jour à la chasse au sanglier dans la forêt. Comme il gravissait une petite colline, il entendit un grand bruit dans le lointain. Il s’approcha et reconnut que le bruit provenait d’un grand nombre d’instruments de musique dont on jouait dans un village. Personne ne connaissait ce village, personne n’en avait jamais entendu parler. Les chasseurs n’osèrent s’en approcher de crainte d’y trouver des ennemis. Ils consultèrent le sort.

Ils invoquèrent les Zanaharianambo et les Zanahariambany (Dieux des régions inférieures et Dieux des régions supérieures), puis ils dirent :

- Nous allons prendre une sagaie et nous la lancerons en l’air. Si la guerre doit venir de ce village, faites qu’elle retombe sur la pointe et reste fichée dans le sol, si c’est la paix que nous  trouverons là-bas, faites qu’elle retombe sur le talon ou qu’elle retombe à plat sur le sol.

On lança la sagaie en l’air et elle retomba à plat sur le sol. Ils coururent alors annoncer au roi ce qu’ils avaient vu et entendu ainsi que la réponse du destin. Le roi envoya un de ses conseillers en visite chez ce roi inconnu. Le conseiller arriva, fut bien reçu  et, p sa grande surprise, il reconnut dans ce roi si riche et si puissant… le petit garçon qu’il avait chassé autrefois du village de son maître.

Il retourna chez lui et raconta ce qu’il avait vu. Le roi envoya alors à Mitavandrazanahary plusieurs grands personnages pour l’inviter à dîner. Celui-ci accepta. La fille de Zanahary passa la journée du mercredi et du jeudi à lui donner de bons conseils.

- Et surtout, lui dit-elle, même si vous vous enivrez, ne dites jamais à personne que vous avez acquis vos richesses en pêchant, en prenant une Ndriambavirano, sinon il vous arrivera de grans malheurs.

Il promit tout ce qu’elle voulut et, le vendredi matin, de très bonne heure, il partit, accompagné de ses musiciens et de beaucoup de soldats.

Dès qu’il fut arrivé chez le roi son voisin, on lui offrit des mets exquis. Ce furent ; le poulet bouilli avec des tomates, du safran, du gingembre et arrosé de lait de coco ; du riz avec du bouillon de bœuf et de légumes, des quartiers de bœuf rôtis entiers devant un grand feu à l’aide d’une perche ; du hendy ; bosse de bœuf bien grasse frite dans sa graisse, et pour finir, des quantités de mokary, gâteaux de riz, de différentes espèces ! mokary au coco, mokary au lait et au sucre, mokary à l’huile, mokary à la banane, mokary au miel, etc. Ce festin, vraiment royal, fut copieusement arrosé de betsatsa et de rhum. Le roi demanda alors à Mitavandrazanahary ;

- Comment avez-vous fait pour gagner toutes vos richesses ?

- Je les ai gagnées en travaillant.

On le fit boire encire et, lorsqu’il fut un peu plus ivre, on lui posa la même question. Il fit encore la même réponse. On lui donna beaucoup de rhum et il en but tant et tant que son esprit devint très faible et qu’il oublia toutes les recommandations que sa femme lui avait faites avant son départ.  Lorsqu’on lui demanda encore une fois d’où venaient ses richesses, il répondit :

J’ai attrapé une Ndriambavirano pendant que je pêchais, et c’est elle qui m’a donné tout cela !

Le lendemain matin, il était encore ivre. Il retourna chez lui avec ses soldats et ses musiciens. Il rentra dans sa chambre, se coucha et s’endormit. Pendant son sommeil, la fille de Zanahary, qui était très fâchée de ce que son mari n’eut pas tenu ses promesses, fit des paquets de tout ce qui était dans la maison, dans le village et aux environs et elle partit en emportant le tout. Les belles maisons disparurent ainsi que les troupeaux, les soldats et les musiciens.

Lorsque Mitavandrazanahary se réveilla ; il se retrouva tout seul dans sa petit cabane, vêtu de ses habits en écorce d’arbre.

Il eut beaucoup de chagrin. Il pleura depuis le matin jusqu’au soir. Il ne voulut ni manger ni attraper du poisson. Enfon il se souvint de la bonne femme qui habitait dans la cabane et il résolut d’aller la visiter afin de lui demander de bons conseils.

Il arrive et il frappe à la porte.

- Peut-on entrer ? demanda-t-il ?

-Entrez, lui répond la vieille femme.

Après s’être bien salués et donné de leurs nouvelles, le pauvre garçon raconta son histoire et il ajouta :

- Comment pourrais-je faire pour avoir de nouveau une belle maison avec de beaux habits, des soldats, des musiciens, et pour femme une belle jeune fille comme était la fille de Zanahary ?

- Enlève d’abord la chassie qui est autour de mes yeux, répond la vieille.

Il prit de l’eau bien claire et nettoya soigneusement  les yeux de la vieille. Celle-ci satisfaite de sa complaisance, lui dit :

- Je veux bien t’indiquer le moyen que tu me demandes, mais je ne sais si tu auras assez de patience pour exécuter tout ce que je te dirai.  Et il faut que tu saches que, si tu ne suis pas très exactement mes prescriptions, tu seras encore plus malheureux que tu ne l’es aujourd’hui.

- Dites toujours, répondit-il.

- lorsque tu partiras d’ici, tu marcheras toujours vers l’est. Bientôt tu trouveras deux ponts sur ton chemin. L’un est fait avec des dents de caïman dressées et bien pointues, l’autre est fait avec du bois bien travaillé. Tu ne prendras pas le pont en bois, mais tu passeras sur le pont fait avec des dents de caïman. Pourras-tu faire cela ?

- Oui, je le pourrai, répondit-il.

- Lorsque eu arriveras chez Zanahary, il voudra te faire asseoir sur une chaise en argent, mais tu refuseras et tu t’assiéras par terre. Pourras-tu faire cela ?

- Oui, je le pourrai, répondit-il.

- Zanahary te donnera à manger du riz dans une assiette rn or, avec une cuiller en or. Mais tu prendras une assiette en bois et tu te serviras comme cuiller d’un morceau de feuille de ravinala . Pourras-tu faire cela ?

- Oui ; je le pourrai, répondit-il.

- Zanahary te donnera à boire du ranonampango dans un beau verre en or. Mais tu boiras avec un autre morceau de feuille de ravinala. Pourras-tu faire cela ?

- Oui, je le pourrai, répondit-il.

- Zanahary voudra te faire dormir dans un grand lit tout en argent, mais tu refuseras et tu iras coucher avec ses petits chiens. Pourras-tu faire cela ?

- Oui, je le pourrai, répondit-il.

Alors la vieille femme lui demanda une dernière fois :

- Pourras-tu faire tout cela ?

- Oui, répondit-il, je pourrai faire tout cela.

Il partit alors et il trouva sur la route tout ce que la vieille femme lui avait annoncé.

Il passa sur le pont fait en dents de caïman.

Il mangea les cannes à sucre amères.

Il but de l’eau mauvaise et bourbeuse.

Il traversa la montagne des cyclones et du tonnerre.

Il ne dit rien aux têtes de mort.

Il appela « Andriana » les chiens qui aboyaient après lui.

Il s’accroupit par terre lorsqu’il arriva devant Zanahary.

Il mangea dans une assiette en bois avec un morceau de feuille de ravilana.

Il but du ranon-ampango avec un autre morceau de feuille.

Il coucha avec les petits chiens.

Pendant la nuit Zanahary se dit en lui-même ; « Ce jeune garçon est vraiment sage. Il a lavé les yeux de ma mère avec beaucoup de complaisance, il a suivi très exactement les indications qu’elle lui a données. Je dois le récompenser. »

Il renvoya sur la terre tout ce que le jeune homme avait autrefois : les belles maisons, les soldats, les musiciens, les troupeaux de bœufs. Il y joignit aussi sa fille qu’il lui donnait définitivement pour femme.

Le lendemain, lorsque Mitavandrazanahary se réveilla, il se trouva dans sa maison en pierre, au milieu de tous ses biens, et sa femme était couchée à côté de lui. Il remercia Zanahary et sa mère, et, pour leur prouver sa reconnaissance, il tua un bœuf avec une tache blanche au front et il leur en offrit les meilleurs morceaux.

Quelques temps après, Mitavandranandriana et les mêmes trois hommes qui avaient autrefois chassé le sanglier avec lui dans la forêt, revinrent à la chasse . ils furent bien étonnés de retrouver là le village et les troupeaux de Mitavandrazanahary.

Ils entrèrent dans la maison de celui-ci. On les reçut fort bien et ou leur offrit un grand repas. Après que Mitavandranandriana eut bien mangé et bu, il demanda à son frère :

- Comment as-tu fait pour ragagner toutes tes richesses ?

Celui-ci lui répondit :

- Va demander à la vieille femme qui habite dans une case isolée à l’est du village. Elle te le dira.

Il y fut, suivi de ses compagnons, et la mère de Zanahary leur dit :

- Enlevez d’abord la chassie qui est autour de mes yeux et je vous le dirai.

Ils obéirent, mais en murmurant, car ils trouvaient que ce n’était pas digne d’eux. Puis elle leur répéta tout ce qu’elle avait dit à Mitavandrazanahary. Ils promirent de suivre exactement ses prescriptions.

Ils partirent vers l’est, mais :

Ils passèrent sur le pont en bois, ils mangèrent les bonnes cannes à sucre ; ils burent de l’eau claire ; ils passèrent sur les montagnes ensoleillées ; ils répondirent aux têtes de mort qu’ils allaient visiter Zanahary ; ils chassèrent les chiens ; ils s’assirent sur les chaises en argent ; ils mangèrent dans les assiettes en or avec  des cuillers en or; ils burent dans le verre en or ; ils couchèrent dans le lit en argent, car ce lit était très large et tous les quatre purent s’y installer.

Au moment où ils allaient se coucher, Zanahary leur dit :

- Je suis content de vous, car je vois que vous aimez les honneurs et que vous recherchez vos aises. Vous n’êtes pas comme celui qui vint me visiter dernièrement et qui fit le contraire de tout ce que vous avez fait.

En entendant ces paroles, ils furent bien contents, car ils crurent que Zanahary les aimait beaucoup et leur réservait une belle récompense .

Pourtant, dans son cœur, zanahary était très fâché et, pendant la nuit, il se dit à lui-même :

« Ces hommes n’ont pas observé les commandements de ma mère, de plus ils se sont montrés très orgueilleux. Aussi je vais les punir. »

Ils les changea en chiens ; le lendemain, lorsqu’ils se réveillèrent, les quatre hommes se trouvèrent couverts de poils et ils ne savaient plus parler. Zanahary les chassa de chez lui en les frappant à grand coups de bâton. Ils coururent du ciel jusqu’à la terre et vinrent en rampant et en gémissant lécher les pieds qz Mitavandrazanahary. Depuis lors, ils vécurent près de lui et leurs descendants ne quittèrent plus la maison des hommes.

Ainsi furent créés les chiens, mais les chiens domestiques seulement,. Quant aux chiens qui habitentb dans la forêt, c’est Ratovoana qui les a créés.

 

 Aux origines du monde

Contes et légendes de Madagascar

Réunis par Galina Kabakova

Files France

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