Poème: A une libellule - Jean-Joseph RABEARIVELO

Publié le par Alain GYRE

 

A une libellule

 

Tu traînes sur mon front, dans le beau crépuscule,

le poids mince et léger de tes ailes d’or ;

tu plantes dans mes yeux ton œil qui rêve et dort

et partage à mon cœur son rêve, libellule.

 

Ensemble, nous fixons cet âtre évanoui

qui vogue dans l’azur obscurci, noir et pâle ;

mais il est en ton corps de sinople et d’opale,

aux irisations de ton œil ébloui,

 

mille étincelles d’or d’un bel éclat magique

qui m’enivre en secret de sa splendeur féerique

où se mêlent les feux nombreux du diamant.

 

En cette libellule au-dessus de mes joues,

vous vous cachez, désirs tristes, mélancoliques,

et toi, soif d’infini qui, dans le Rêve, joues,

 

éblouis et pâmés devant le firmament.

 

Jean-Joseph RABEARIVELO

9/2/1922

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