2012-03-01 Il y a 38 ans, un certain mois de mars

Publié le par Alain GYRE

Il y a 38 ans, un certain mois de mars

4mars 1974: Poursuivant sa tournée à l'intérieur de la province de Toamasina, Michel Fety, président du Conseil national populaire de développement, se rend à Sainte-Marie où il tient une séance de travail avec les fonctionnaires et prend contact avec le fokonolona.
Le même jour, l'ancien comité directeur de la Fédération malgache de football dont le président est Ali Michel, est rétabli officiellement dans ses fonctions à la suite d'une lettre adressée par le ministre de l'Éducation nationale et des affaires culturelles, dont voici un extrait:
« En exécution de l'arrêté n°15 du 16 février 1974 de la Cour suprême (Chambre administrative) j'ai l'honneur de vous remettre ainsi que tous les membres élus le 21 janvier 1973 dans vos fonctions au sein du comité directeur de la FMF. »
6 mars: Monja Jaona, président national du Monima, donne une conférence de presse à l'hôtel Acropole. Il déclare en substance:
« Madagascar doit importer désormais des tracteurs et non des camions, cesser de solliciter des aides financières des pays étrangers, se garder d'appliquer un régime économique de capitalisme national et d'État. Par la création de coopératives de consommation, agricoles et de production, ainsi que la participation collective des populations rurales à des travaux champêtres sans distinction d'appartenance politique ou confessionnelle, le Monima serait actuellement sur la voie d'un nouveau socialisme. Le Monima désirerait collaborer avec le gouvernement du général Ramanantsoa et dément les bruits selon lesquels ce parti se rapprocherait des grands chefs de l'ancien régime et préparerait un rotaka (manifestation violente de masse) ».
8 mars: Une séance de travail réunit une délégation canadienne conduite par Georges Charpentier, directeur des Affaires francophones à Montréal, et un groupe de fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères pour mettre au point des projets de coopération économique entre le Canada et la Grande île. Les projets prévoient la construction de barrages à Andekaleka, la mise en fonction d'une ligne de transmission électrique au lac Alaotra, la construction de silos et la formation de pilotes en aviation civile.
14 mars: Le Parti socialiste malgache, fusion du PSD de Philibert Tsiranana et de l'USM d'André Resampa, publie un long programme d'actions dont voici les points essentiels: « Retour aux anciens programmes de l'enseignement supérieur, secondaire et primaire; faire appel à l'aide d'un certain nombre de pays francophones dont la France; utiliser de nouveau le français comme langue d'enseignement; faire appel à des médecins étrangers, procurer les facilités souhaitables aux étudiants en médecine en leur donnant des professeurs qualifiés; initier de nouvelles négociations avec les autorités de la zone Franc, etc. ».
19 mars: Au cours d'une tournée à Talata-Volonondry, le colonel Richard Ratsimandrava, ministre de l'Intérieur, stigmatise « les marionnettes du néo-colonialisme et les hommes de paille des capitalistes qui sabotent notre économie ».
Il rappelle que le rôle des fokontany n'est pas seulement administratif, mais est très varié: économique surtout, juridique, etc.. Il invite tous les fokontany à créer d'urgence les Vatoeka, conseils économiques appelés à être la clef de voûte de la vie économique nationale.
22 mars: La Cour d'appel d'Antananarivo rend son verdict sur l'affaire AGM, considérée par beaucoup comme le scandale financier du siècle à Madagascar. Christos Bacopoulos, vice-président de la Société américaine, grecque et malgache (AGM), et Georges Reppas, PDG de la société, sont condamnés respectivement à six ans et cinq ans d'emprisonnement ferme. De plus, tous deux sont condamnés à payer conjointement à l'État malgache, partie civile, des dommages intérêts d'un montant global de 880 677 889 Fmg.
Le même jour au Conseil des ministres, un décret est pris portant organisation de la migration à Madagascar. Le décret indique et définit le moyen de réaliser une meilleure répartition des terres, le plein emploi et les fonds d'exploitation. Il prévoit aussi l'octroi aux migrants des indemnités d'installation, des subventions et des prêts, etc.
23 mars: Les clefs du nouvel abattoir d'Antananarivo sont officiellement remises aux autorités malgaches en présence de quelques membres du gouvernement. 977 millions Fmg ont été dépensés pour l'érection de ce complexe industriel situé aux confins occidentaux du Betsimitatatra, à proximité de l'Ikopa.

Pela Ravalitera

Jeudi 01 mars 2012

Notes du passé

L’Express

 

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