2012-08-06 Les routes étaient en réalité des sentiers

Publié le par Alain GYRE

Les sillons du passé : Les routes étaient en réalité des sentiers

     

 

Lundi, 06 Août 2012

Construire des routes ne faisait guère partie des soucis de nos rois. Le gouvernement s’était toujours refusé à l’ouverture de routes, en raison de la méfiance que lui inspiraient les contacts avec l’extérieur et, en particulier, les relations avec les Européens : « La forêt et la fièvre, voilà deux bons généraux qui me défendent contre les Européens. » disait Radama 1er.

C’est pourquoi les « routes » de cette époque étaient en vérité des sentiers et des pistes qui servaient juste aux courriers du gouvernement, aux colonnes guerrières et aux porteurs de marchandises. Il faut attendre 1897 pour relier Antananarivo - Mahajanga, par l’établissement d’une voie charretière, œuvre des troupes d’artillerie coloniale. En 1900, le général Gallieni qui a fait venir une voiture de marque Panhard Levassor de France, emprunta cette voie pour visiter la Compagnie Suberbie à Maevatanana. Il n’avait mis que deux jours pour aller et revenir. A cette époque, c’était une grande performance.

Z.R

Midi Madagasikara

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