2013-08-22 Morondava à intégrer dans un circuit DC4

Publié le par Alain GYRE

Morondava à intégrer dans un circuit DC4

 

L’aménagement d’un aérodrome à Morondava, destiné à satisfaire le trafic régulier local assuré par avion du type DC3 (poids maximum: 12,5 tonnes), remonte à 1950. C’est à cette époque que sont construites une piste d’envol et une plateforme pour le stationnement des appareils. L’aménagement, s’il représente une nette amélioration par rapport aux deux bandes d’envol gazonnées précédentes, est cependant très précaire du fait du caractère peu résistant des ouvrages par leur disposition fonctionnelle.

En 1957, la société nationale Air France met en exploitation à Madagascar un avion du type DC4 (poids maximum: 33 tonnes). Des essais sont entrepris sur un certain nombre de pistes de la Grande île en vue de leur utilisation- régulière ou occasionnelle- par un nouvel appareil. Selon A. Charpentier, ingénieur des ponts et chaussées, le résultat s’avère désastreux à Morondava, après les observations faites sur la piste et l’aire de stationnement pendant les essais. Observations qui détectent de « graves désordres internes ».

« On courait le risque de détériorations telles que les ouvrages pouvaient être mis à tout moment hors d’usage, aussi bien pour le DC4 que pour le DC3. Ce qui était particulièrement grave puisque Morondava se trouverait coupé de tout trafic aérien. » L’expérience s’arrête là et des réparations, assez coûteuses, permettent de maintenir le trafic par avions DC3. Mais pour en­caisser les charges DC4, il faut « une réfection complète et non un simple renforcement ».

Pourtant, le développement du trafic aérien va placer Morondava en progrès constants. De 3 930 passagers en 1956, le trafic atteint 4 900 en 1961, soit 25% d’augmentation. Et le fret passe de 156 tonnes en 1 956 à 256 tonnes en

1 958 et à 304 tonnes (presque 100%) en 1961.

En outre, il faut tenir compte des considérations démographiques et économiques de la région. L’intégration naturelle de l’escale de Morondava, dans un circuit DC4 vers Toliara et Tolagnaro, amène peu à peu les pouvoirs publics, à la demande d’Air France, « à envisager pour l’aérodrome une infrastructure susceptible d’accueillir normalement le trafic par avions DC4 ». Des crédits votés en 1960 permettent de réaliser les améliorations nécessaires.

Le programme comporte la construction, pour charges DC4, d’une piste, d’une bretelle et d’une aire de stationnement. Une nouvelle piste de 1 300 m (orientée Est-Ouest) en faisant un angle avec la piste existante, est prévue. Elle coupe celle-ci à 1 100m de son extrémité Est.

Cependant, pour maintenir l’exploitation durant la période des travaux, on procède par phases d’exécution. Pendant la première phase, les travaux se déroulent sur le nouveau tronçon long de 1 100m et le trafic se fait sur la piste existante, sans être perturbé.

Dans la deuxième phase, les travaux ont lieu sur le tronçon commun aux deux pistes, à leur croisement. « Le trafic se fait sur le tronçon de 1 100m achevé de la nouvelle piste. »

Dans la troisième phase, on aménage le tronçon Ouest de la nouvelle piste, la bretelle et l’aire de stationnement, tandis que « le trafic reprend sur la piste existante ».

La nouvelle piste est mise en service dans la quatrième phase.

Concernant les autres travaux, le but recherché consiste à axer la bretelle, la tour de contrôle et l’accès aux installations selon la bissectrice de l’angle des deux pistes. Cette disposition permet une vue parfaite de l’évolution des appareils sur l’une ou l’autre piste, et un centrage satisfaisant des installations techniques.

L’aire de stationnement reliée par la bretelle au croisement des pistes, s’étend de chaque côté de la bretelle, parallèlement à la nouvelle piste (côté ouest) et à la piste existante (côté est). « La partie de cette aire aménagée au titre du programme correspond à une surface de 125m x 75m à l’ouest de la bretelle équipée pour le ravitaillement en essence des avions. »

« Il y a lieu d’ajouter aux travaux ceux de l’accès aux nouvelles installations, du parking-autos et d’une partie de la voirie des installations. »

 

Pela Ravalitera

 

Jeudi 22 août 2013

L’Express

Publié dans Notes du passé

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