2013-09-17 Notes du passé: Un administrateur-maire désigné pour éviter la polémique

Publié le par Alain GYRE

Un administrateur-maire désigné pour éviter la polémique

 

L’administration communale d’Antananarivo, est installée depuis 1936, dans un bâtiment inauguré le 7 mai de la même année par Yves-Léon Cayla, alors gouverneur général de la Colonie. L’édifice a un caractère architectural qui soutient la ligne générale des constructions de l’avenue de la Libération (ex-Fallières, de l’Indépendance à partir de 1960).

« L’ensemble forme une artère moderne de la capitale malgache » (Revue de Madagascar spécial « Tananarive », 1952).

Dès les premières années de l’occupation française à Madagascar, l’organisation administrative d’Antananarivo est envisagée et décidée. Elle rappelle par certains points, compte tenu des problèmes particuliers de la ville, les grandes lignes de l’organisation communale dans la Métropole. Le texte organique, qui donne à la commune d’Antananarivo son caractère particulier et son organisation définitive, prend effet le 9 octobre 1913.

À la veille de l’Indépendance, ce texte est toujours en vigueur mais a subi certaines modifications que nécessitent les conditions nouvelles, inhérentes à l’évolution administrative et politique de la communication. Modifications qui sont intervenues notamment par décrets des 6 mai 1924, 9 mars 1925, 3 décembre 1936, 19 février 1937, 5 mai 1939, 28 juillet 1939, 3 mars 1945 et 17 octobre 1950.

En particulier, le décret organique du

9 octobre 1913 reprend dans ses grandes lignes les dispositions et les attributions définies dans la loi organique du 5 avril 1884 sur les communes en France.

La particularité essentielle du régime administratif d’Antananarivo réside dans le fait que la municipalité est dirigée, non pas par un maire élu, mais par un administrateur-maire désigné par le haut commissaire de la République française à Madagascar et dépendances.

« Il importait, en effet, de soustraire l’autorité du maire, chargé uniquement d’administrer cette ville qui naissait à la civilisation, aux polémiques, aux conflits et aux aléas des ballotages électoraux ou politiques qui ont marqué, ailleurs, l’histoire municipale des cités contemporaines. C’est, en définitive, sous le signe indéniable de l’apaisement que Tananarive a pu se développer pendant les cinquante premières années de ce siècle. »

Cette organisation municipale est le reflet de celles qui lui sont similaires en France, mais adaptées aux besoins de la capitale malgache. Elle comprend les services administratifs habituels et des services techniques. Toutefois, il convient de mentionner, en ce qui les concerne, que les services de la Voirie ont une importance considérable étant donné le relief de la capitale et les difficultés que sa topographie présente.

Ainsi, le Bureau municipal d’hygiène lui-même n’a pas un caractère identique à celui que l’on rencontre dans les villes métropolitaines. Son caractère prophylactique est beaucoup plus développé que son caractère métropolitain de surveillance sanitaire.

Le conseil municipal, élu pour six ans, se compose de deux collèges. Le premier représente les électeurs citoyens français d’origine française ou malgache. Le second est constitué des électeurs citoyens qui gardent leur statut particulier.

Le conseil désigne en son sein trois adjoints au maire, chargés d’assister l’administrateur-maire pour certaines fonctions administratives ou représentatives.

Le premier administrateur-maire délégué d’Antananarivo, à partir du 19 avril 1897, est M. Deslions. Il y restera jusqu’au 21 août 1899.

 

Pela Ravalitera

 

Mardi 17 septembre 2013

L’Express

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