2013-09-18 Notes du passé Une administration héritée de la royauté

Publié le par Alain GYRE

Une administration héritée de la royauté

 

La monarchie merina, a institué une administration d’Antana­narivo dont les principes d’organisation subsistent et demeurent valables sous la colonisation. Cette administration malgache comprend un gouverneur de la ville, assisté de 13 chefs de canton, 39 chefs de quartier, ainsi que des notables et des délégués cantonaux qui représentent la population.

Le chef de district d’Antana­narivo et ses adjoints contrôlent le fonctionnement de ces anciennes institutions.

L’administrateur-maire est également chef de district et, de ce fait, a pouvoir d’administrer le district par l’intermédiaire du gouvernement autochtone. Celui-ci est un organisme de commandement, dont le chef est le gouverneur malgache de la ville qui a sous ses ordres directs, les 13 chefs de canton. À leur tour, ces derniers sont aidés dans leur tâche par les chefs de quartier.

Dans les détails, le gouverneur est « l’émancipation directe » du chef de district auprès de la population, tout en représentant cette dernière auprès du chef de district. Il est nommé par le chef de la province d’Antananarivo et commande le gouvernement autonome, c’est-à-dire l’ensemble des cantons et les bureaux centraux : secrétariat, état civil, comptabilité, archives.

Ses attributions, d’ordre financier, sanitaire, économique et politique, sont définies par l’arrêté du 26 décembre 1930. Le premier gouverneur de la capitale (1895-1896) est Razafindralambo.

Sous son autorité, les 13 chefs de canton, fonctionnaires du cadre spécial de l’Administration autochtone rétribués sur le budget provincial, représentent l’administration auprès de la population.

Les chefs de quartier (trois par canton) donc au nombre de 39 dans le district, élus par les administrés, sont les auxiliaires indispensables des chefs de canton. Ils les aident dans toutes leurs attributions et assurent les liaisons nécessaires entre la population et le gouvernement. Les chefs de quartier sont rétribués par des remises sur les recouvrements d’impôts.

Il existe aussi 390 notables, élus par la population du district d’Antananarivo, soit 30 notables par canton, issus de toutes les couches sociales et de professions variées. Les notables qui reçoivent par élection le mandat de parler au nom de la population, renseignent l’administration sur les besoins des administrés. Ils émettent des vœux qui sont portés à la connaissance du chef de district par l’intermédiaire des délégués cantonaux, des chefs de canton et du gouverneur de la ville. Ils se réunissent dans leur canton respectif pour préparer les desiderata et les vœux à soumettre aux conseils de district trimestriel.

Les 13 cantons sont : le central formé des quartiers d’Ambon­drona, Analakely et Tsaralalàna ; Ankadifotsy regroupant les quartiers d’Ankadifotsy, Andra­voahangy-ouest et Behoririka; Ampandrana constitué par Andravoahangy-Est, Besarety et Ankadivato; Faravohitra composé des quartiers de Faravohitra, Ambondrona et Ankadivato ; le canton d’Ambatovinaky : Ambatovinaky, Amparibe et Ambatonakanga ; celui de la Haute-ville avec Ambohitsiroa, Ankadibevava et Ambohipotsy ; le canton de Mahamasina : Soanierana, Ouest-Ambohi­janahary et Mahamasina; celui d’Isoraka réunissant les quartiers d’Isoraka, Ambohidahy et Ampasamadinika; Isotry avec Isotry, Manarintsoa et Andoha­tapenaka; le canton d’Ambohi­manarina constitué d’Ambohi­miadana, Betafo et Anosisoa; celui d’Ambatomainty avec les quartiers d’Analamahitsy, Amboniloha et Ambatobe ; celui de Mahazoarivo avec Faliarivo, Ambatoroka et Androndrakely ; enfin le canton d’Anosipatrana constitué des quartiers d’Anosi­patrana, Anosizato et Anosibe.

Par ailleurs, deux délégués par canton, soit 26 pour tout le district, choisis par les notables au scrutin secret, assistent aux réunions trimestrielles du conseil de district. Ils doivent être consultés sur certaines questions prévues au décret du 9 novembre 1944.

 

Pela Ravalitera

 

Mercredi 18 septembre 2013

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