8è Rencontres du Film Court. Projection des 20 films en compétition

Publié le par Alain GYRE

8è Rencontres du Film Court. Projection des 20 films en compétition
(12-04-2013) - La séance s’est tenue à l’IFM le mercredi 10 avril avec comme chaque année une salle comble mais cette fois-ci un Jury jeune

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Les réalisateurs
© RFC / Oxygeniouz



La séance a commencé à 19h avec la catégorie documentaire, suivie des fictions pour se terminer par les animations. Une projection qui a duré près de 4 heures.
Histoires, suspens, émotions, découvertes, romantisme et humour ont bien été présents comme l’ont promis les organisateurs du festival.

Nombreux concurrents se sont penchés sur les us et coutumes malgaches pour cette édition.
Le premier documentaire « By the horn » produit par MaFianar et réalisé par Johnattan Rabarijaona a choisi le thème du zébu, son importance et son rôle au sein du peuple Bara. Le film fait partie des plus longs de la compétition pour une durée de 19m37.

Le second documentaire s’intitule « Savatse Ambolavaha » décrivant avec beaucoup d’images cette pratique (circoncision) qui a lieu tous les deux ans au mois de décembre.

La troisième projection dans cette catégorie a sûrement été la plus appréciée du public de l’IFM. Ayant pour titre « La rue : notre vie », le film raconte le quotidien de quatre frères de 8, 9, 15 et 16 ans qui vivent de leur musique dans les rues de la Capitale. Seul l’un deux est scolarisé et la troupe fait le tour des marchés pour jouer les saltimbanques. Un métier qui leur permet de survivre malgré leur jeune âge. L’histoire est attachante de par la simplicité des personnages, de leur optimisme malgré les conditions difficiles dans lesquelles ils vivent.

Le quatrième documentaire « Mpanazary » a été réalisé par Andry Rarivonandrasana. Il présente le peuple Sihanaka à travers le récit d’un guérisseur. Le fond musical du film, a quelque peu surpris le public avec une sonorité plutôt indienne.

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Laza, Directeur des RFC
© RFC / Oxygeniouz

Le dernier reportage de la compétition a transcrit une portion de vie d’une famille à Ambalafary dans le Sud Est de l’Ile. La femme est entrain de préparer du « paraky » tout en tenant une discussion dont on ne saurait suivre le sens avec ses enfants. Le titre du film est d’ailleurs « Du coq à l’âne dans la tabatière ».

Passons maintenant à la catégorie fiction. Première projection : « Totoavy va se marier », une histoire d’amour qui a connu de nombreux rebondissements mais qui s’est finalement terminé par un mariage : « l’ôrimbato »

Deuxième fiction « La face cachée » par Yvan Prat. Une histoire étrange et fantastique en même temps, le personnage n’arrive plus à voir son reflet dans le miroir mais se retrouve dans chaque personne qu’il croise dans la rue.

La troisième fiction réalisée par Yves Tokiniaina Rasoanaivo raconte l’histoire d’une femme très amoureuse d’un homme qui lui était infidèle. Elle se retrouve prisonnière de cet amour et reste incomprise dans sa naïveté.

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Le public
© TGN

Vient ensuite « Omby telo takalon’ny entana », une fiction racontant une réalité bien présente à Madagascar. Il s’agit d’un cocu qui concocte une douce vengeance en se rendant auprès d’un sorcier pour mettre à mal l’amant de sa femme. Le film a beaucoup fait rire le public avec sa tournure inattendue.
Cinquième fiction « Deus ex machina », l’histoire d’un ingénieur du son qui recherche un bruitage particulier pour la séquence d’un film où une femme se fait tuer dans la salle de bain. Après de vaines tentatives, le son lui arrive soudainement sans qu’il n’ait eu à rien faire.


La suivante « Des grenouilles dans un puits » a surpris tout le public. Le réalisateur, Harimalala Rason, a bien su cacher son jeu à travers l’histoire de ce couple rêvassant de leur projet qui était en fait de mettre fin à leurs jours. Un amour interdit à cause de la différence d’ethnies.

Dernière fiction « Fashion victime », la touche féminine de la soirée avec ce film réalisé par Ketaka Razafimisa. Elle raconte la triste réalité d’une fashionista qui se fait passer pour une femme riche tout comme ses fréquentations.

Terminons par les animations. « Boaikeli » réalisé par Tahiry Rasolofoson s’est différencié des autres concurrents de par la qualité des images de synthèse du film. L’histoire se déroule dans un décor futuriste, Boaikeli a fait la découverte d’une clé mystérieuse et c’est là que l’histoire commence…

Deuxième projection : « Bestioles » par Arôna Rakotondrainibe. Avec un décor ludique et enfantin, ce film parodique a bien amusé le public. Les personnages sont joués par des coccinelles qui mènent une vie assez mouvementée.

Le troisième film « Le collier de la fierté » faisant référence à l’expression « Hiravaka ny vanginy » raconte l’histoire d’une jeune fille qui a vengé sa grand-mère, morte déchiquetée par un crocodile.

« Sur une branche », le quatrième film d’animation projeté décrit la relation entre prédateur et victime qui peut ne pas toujours en faveur du prédateur.

« Mpatsaka rano » pour sa part joue sur le dessin et le reflet, le noir et le blanc, une femme troublée par l’ombre d’un séducteur.

« Bac à romance » réalisé par Nahtaniela Randrianomearisoa raconte le coup de foudre entre un homme et une jolie fille… robot.

« Colors », film d’animation très bien structuré transcrit la découverte d’une jeune fille que le monde dans laquelle elle vit prive les gens de couleurs.

En dernier a été projeté « Le joueur de valiha » de Telina Randriamahaly. Un jeune musicien solitaire entend au loin le cri d’une femme en détresse. Une bête dangereuse la retient prisonnière. Le musicien découvre aussitôt que sa musique est sa seule arme de défense.

Le verdict du jury sera connu ce samedi 13 avril au Dôme Rta Ankorondrano. Qui aura le Zébu d’or?

Publié dans Revue de presse

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