Activités agricoles : Le haricot, un important générateur de revenus

Publié le par Alain GYRE

Activités agricoles : Le haricot, un important générateur de revenus       

Mardi, 08 Avril 2014

Une maison moderne à étage, un élevage de poules pondeuses et de vaches laitières, des charrettes… Ce sont quelques uns des bénéfices tirés par des paysans producteurs de haricots de Mahitsy, non loin de la capitale. Hier à Ankorondrano à l’ouverture de la réunion du comité de pilotage de l’Alliance panafricaine pour la recherche sur le haricot (PABRA), un court métrage sur ces success stories a permis de voir de près les avantages de la filière haricot. Ces paysans affirment que le soutien technique et les semences améliorées du Centre national de recherche agricole pour le développement agricole (FOFIFA) sont à l’origine de leur réussite. Ils incitent leurs homologues à suivre leur voie, d’autant que la culture du haricot est aisée. En une année, on peut réaliser 2 récoltes. Une paysanne se rappelle qu’en 2006, elle n’était pas encore convaincue du bienfondé de la sensibilisation du FOFIFA. Mais lorsqu’elle a observé les résultats de ses voisins, elle s’y est investie depuis 2008 et a pu se faire construire une belle maison depuis. Elle a essayé avec 6 variétés différentes du centre de recherche. Avec 900 kg de semences améliorées, elle obtient 11 t de production et ce, malgré des grêles et une inondation.

 

Avec les semences habituelles, elle produisait 5 kapoaka de haricot (1 kapoaka = le contenu d’une boite de lait concentré) avec 1 kapoaka de semences. Actuellement, elle obtient 12 kapoaka avec 1 kapoaka de semences améliorées. Le FOFIFA souligne que pour la variété appelée « ranjonomby RI-52 », la densité conseillée est de 250 000 pieds par ha pour un rendement de 1,2 à 1,5 t/ha. Cette variété tolère les principales maladies. Elle s’adapte sur des zones de 400 à 1 200 m d’altitude. Toutefois, une pluie abondante en fin de cycle nuit à la qualité des graines. Notons que le haricot en tant que légumineuse améliore la fertilité du sol. Il peut donc être planté en contre-saison sur les rizières. L’avantage est double : avec un cycle court de 80 à 90 jours, le paysan perçoit un revenu conséquent avec le haricot et il verra son rendement rizicole amélioré. Les résultats de recherche du FOFIFA depuis la fin des années 80 contribuent beaucoup au développement de la filière. L’exportation voit aussi le retour de la confiance des clients. Le directeur général du FOFIFA affirme que des pays arabes et la Réunion commencent à s’approvisionner à Madagascar.

 

Dernièrement, les Réunionnais ont commandé 5 000 t dont la livraison est pour bientôt. Mais déjà, une nouvelle demande de 5 000 t est enregistrée. Rappelons que pendant la 1ère république, plus de 60% de la production ont été exportés essentiellement sur l’Europe, contre 2% à l’heure actuelle. La production a connu une chute importante dans les années 80 et 90 pour se situer à 36 000 t/an contre 140 000 t/an entre les années 60 et 80. La désorganisation de la production semencière était à l’origine de cette baisse. En 2011, le FOFIFA et le Programme d’appui à la résilience aux crises alimentaires (PARECAM) ont planifié ensemble un programme de production de semences de qualité issue des résultats de la recherche menée par le FOFIFA.

 

Fanjanarivo

La Gazette

 

 

 

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