Poème: Adieu - Max Randiantefy

Publié le par Alain GYRE

 

Adieu 

 

Lundi, 14 Avril 2014

Je me rappelle d’une manière imprécise le poème de BAUDELAIRE : « Tais-toi ô ma douleur tiens-toi plus tranquille/ Tu espérais le soir, il descend le voici/

Dans l’atmosphère obscure qui règne sur la ville. Aux uns portant la chance, aux autres la folie…» Dans la continuité de ce beau poème, il y a des peines de cœur qui vous marquent à jamais. Dans une tranche de vie de tout un chacun, il y eut certainement une rébellion contre le diktat de la société sur des comportements qui ne figurent pas toujours dans la lignée des émois du moment…

 

A D I E U

 

Quand le soleil passera de ton côté

Sur le quai de la tristesse il choisira

De réchauffer le banc d’un abandonné

Par l’amour d’une fille qui au loin s’en ira.

 

Suis donc les rayons de lune d’un ciel d’été

Qui vous chante les mélopées des tristes sirènes

T’entendras l’écho que tu aimes en rengaine

Chevauchant les distances pour vous apaiser.

 

Quand les ondes de bonté troueront la nuit

Et permettent à vos cœurs de se retrouver

Le bonheur éphémère et inassouvi

Rallumera les feux d’un amour oublié.

 

O fille miraculeuse tu es bien trop belle

Comme le vol des oiseaux dans le soleil couchant

Où la féerie de tes cheveux s’entremêle

Aux goûts des mélanges tropicaux enivrant.

 

Il avoue : jamais, jamais il n'aurait dû

T’entrainer dans cette cascade ô insensée

D’un amour perdu d’avance d’un détenu

Prisonnier par la cruelle société.

 

Pardonne-lui quand il essaie d’en finir

Quand ses pleurs qui vous brulent lui font haïr

Ce monde bien cruel qui le fait défaillir

Et mourir à petits feux dans son délire.

 

Alors il dit Adieu à sa cure de jouvence

Son démon de midi sa tendre éclaircie

Pour quelques temps, oui tu as été sa chance

Mais elle a tourné et tout est bien fini.

 

MAX RANDRIANTEFY

 

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