Agriculture: évolution timide de l'utilisation du SRI

Publié le par Alain GYRE

Agriculture : Evolution timide de l'utilisation du SRI

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Le SRI est préconisé pour de meilleurs rendements

Le groupement du système de riziculture intensive constate une faible crois­sance de l'utilisation du SRI. Il demande l'intégration du système.

Le pionnier en retard. Le groupement du système de riziculture intensive (GSRI) rapporte que le nombre des utilisateurs du système de riziculture intensive (SRI) connait une augmentation. Celle-ci n'est cependant pas conséquente. Si en 2008, les rizières SRI ne représentaient que 0,24% de surfaces rizicoles irriguées, le GSRI rapporte qu'actuellement elles avoisinent les 0,3%.
« Les paysans s'intéressent de plus en plus au SRI. Certains prennent même l'initiative de demander des formations sur cette technique. Cependant, Madagascar fait partie des pays où il y a le moins d'utilisateurs de SRI », rapporte Barison Théodore Randrianasy, président du GSRI. La Chine, le Cambodge, le Sri Lanka, l’Indonésie et les Philippines font partie des pays où il y a le plus grand nombre d'utilisateurs de cette pratique.
Le GSRI explique ce retard de la Grande île par l'absence de la volonté politique. « En 2010, nous avons effectué un lobbying qui a permis d'inté­grer le SRI dans la stratégie nationale du développement rizicole. Mais nous estimons qu'il doit être introduit dans la politique économique générale », indique toujours le président du GSRI.
Exportation
Madagascar fait partie des plus grands consommateurs de riz du monde. Le pays continue à importer environ 200.000 tonnes par an, malgré sa vaste superficie rizicole qui dépasse le million d'hectares. L'expor­tation reste moindre. Or les débouchés sont nombreux. Pour le cas du riz biologique par exemple, « les États-Unis peuvent importer jusqu'à 200 tonnes par an. L'année dernière, le volume de notre exportation a été uniquement de 26 tonnes », indique la présidente du conseil d'administration de la coopérative Koloharena. Celle-ci projette d'atteindre 90 tonnes l'année prochaine dans la mesure où le pays d'Obama a accepté d'importer du riz conventionnel en passe de devenir bio. 30 hectares de terrain seront aménagés, et la coopérative compte utiliser le SRI comme technique agricole. « C'est un système qui respecte le principe agrobiologique et le système de conservation. Il permet de réduire dix fois l'émission de gaz méthane », explique Barison Théodore Randrianasy.

Judicaëlle Saraléa

Mardi 13 novembre 2012

L’Express

Publié dans Revue de presse

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meranthe 14/11/2012 13:50

il faut augmenter les productions si on va à Madagascar !!!