Agriculture: L'aleurode inquiète les opérateurs

Publié le par Alain GYRE

Agriculture : L'aleurode inquiète les opérateurs

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Des petits insectes s'attaquent aux plantations de papayers et de cocotiers, à Toa­masina. Des producteurs et exportateurs s'inquiètent d’une contamination.

Danger imminent. En moins de vingt jours, 80 % des papayers plantés dans une Cité, à Toamasina, ont été victimes de l'aleurode, un petit insecte qui détruit tout sur son passage. Un tronc d'arbre coupé au beau milieu, une perte totale des feuilles et un mauvais goût pour le fruit sont les dégâts qu'ils ont laissés. À Foulpointe, les cocotiers ne sont pas non plus épargnés par ces bestioles.
Cette situation inquiète les producteurs et les exportateurs qui craignent que les insectes contaminent d'au­tres arbres fruitiers. « Selon des agronomes, cette maladie qui affecte les papayers et les cocotiers pourrait atteindre d'autres arbres. Si le litchi est concerné, ce sera toute l'économie de la région qui est menacée », s’est plaint Faly Rasamimanana, exportateur de litchis et promoteur du système Hygiène, organisation, restauration de l'environnement et de la biodiversité.
Face à la situation, les différents acteurs ont interpellé le ministère de l'Agri­culture. « Nous avons discuté du problème avec le secrétaire général du ministère de l'Agricul­ture, et nous avons entamé des démarches pour contacter un spécialiste. Nous attendons que des actions surviennent », enchaîne Faly Rasami­manana.
Solution dans l'immédiat
En attendant cette action, des opérateurs économiques dans le cadre de la synergie agro-écologie d'Antsinanana prévoient d'adapter une solution qui pourrait réduire les dégâts. Il s'agit d'utiliser une plaque plastique jaune sur laquelle sera versée de l'huile de vidange. Cette initiative consiste à attirer les insectes sur cette plaque et de les tuer avec l'huile de vidange.
Cette prise de responsabilité des opérateurs fait suite à des mauvaises conséquences relevées d'une précédente inaction. « Si nous ne faisons rien, la situation va se dégrader. Chaque année, pendant la période de pluies, le pont flottant de Tanambao n'est pas opérationnel. Des exportateurs de litchis et des opérateurs touristiques ont décidé de conjuguer leurs efforts pour mettre en place un pont en bois. Pour des raisons d'organisation avec le ministère des Travaux publics, ce pont en bois et celui en béton prévu être construit n'ont pas été prêts lors de la campagne de litchis », raconte toujours Faly Rasami­manana. L'absence de cette infrastructure a entraîné une détérioration de la qualité de 30 % de litchis, soit 4 500 tonnes sur les 14 000 embarquées pour l'exportation.

Lantoniaina Razafindramiadana

Lundi 07 janvier 2013

L’Express

Publié dans Revue de presse

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