Agriculture: Les plants de litchis à renouveler

Publié le par Alain GYRE

Agriculture : Les plants de litchis à renouveler

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Même avec une meilleure campagne qu’en 2011, le litchi malgache nécessite encore des améliorations

Le GEL a décidé de travailler en étroite collaboration avec les paysans, pour
la culture du litchi. Il faut, en moyenne, reproduire annuellement 2 000 plants.

Mieux vaut tard que jamais. Les exportateurs de litchis ont décidé de prendre leur avenir en main. Ils ont convenu de travailler main dans la main avec les paysans pour le renouvellement des plantes. D'après Narson Rafidi­manana, président du Groupement des exportateurs de litchis de Madagascar (GEL), 2 000 plants devraient être cultivés tous les ans, à partir de 2013.
« Nous nous sommes préparés, cette année, (ndlr : 2012) à la concrétisation du projet. La saison de culture de litchis débute au mois de février », a-t-il indiqué. Selon son explication, il revient au groupement d'acheter les plants, dont l'unité coûte Ar 5 000, et aux paysans de fournir le terrain et d’en prendre soin. « Pour la prochaine culture, seuls ceux qui ont été victimes du cyclone Giovanna se verront bénéficier de plants. Ce deal n'affectera pas notre prix d'achat », a promis le président du Gel.
Améliorer la qualité
D'une manière générale, les plants de litchis à l'Est de Madagascar sont très vieux. Cela a des impacts sur la production. Non seulement la quantité de la production baisse mais la qualité en souffre, également. Si les exportateurs n'ont, pas pris cette décision, l'avenir, à long terme, de la filière est compromis et les exportateurs ne pourront pas réaliser leur défi. En effet, cette filière traverse une zone de turbulences, depuis quelques années. Les acteurs ont décidé de redorer son image en offrant des produits de qualité et en projetant d'augmenter, chaque année, le volume d'exportation. Celui-ci a déjà connu une hausse de 1 000 tonnes, lors de la dernière campagne, comparée à la précédente. La prise en main du secteur, en amont jusqu'en aval, est ainsi capitale.
En 2005, le Programme de promotion des revenus ruraux (PPR) a déjà été mis en place pour pallier au problème de la filière litchis. Le programme avait comme objectif d’améliorer la qualité, ainsi que le rendement grâce à une collaboration étroite avec les paysans et les centres techniques. Soit à peu près le même que ce que le Gel pense mettre en œuvre.
La réalité laisse perplexe quant à la réussite du PPR, reste à savoir si les exportateurs réussiront.

Judicaëlle Saraléa

Mercredi 02 janvier 2013

 

Publié dans Revue de presse

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