Air France/GoodPlanet/WWF: 47000 ha de nouvelles aires protégées

Publié le par Alain GYRE

Air France/GoodPlanet/WWF: 470 000 ha de nouvelles aires protégées

     

 

Samedi, 22 Septembre 2012

34 000 ménages sensibilisés à des alternatives durables aux cultures sur brûlis dont 5 000 ont déjà adopté au moins l’une des techniques proposées.

110 transferts de gestion de ressources naturelles aux populations couvrant 322 990 ha contre 141 000 ha prévus… Ce sont quelques unes des réalisations du Programme holistique de conservation des forêts (PHCF) lancé en 2008 par Air France, la fondation GoodPlanet et le WWF. Ce programme s’étend sur 500 000 ha répartis à Andapa-Bealanana, Fandriana-Marolambo, Vondrozo et Fort-Dauphin. Il s’agit là de sites regorgeant de ressources naturelles mais dont la conservation n’est pas évidente à cause des pressions humaines. Mais grâce au PHCF, des résultats positifs alliant développement et conservation sont obtenus et dépassent même les objectifs fixés, il y a 4 ans de cela. Dernièrement, ces résultats ont été présentés dans la capitale avec un certain nombre d’experts et sous le patronage du ministère de l’Environnement, des Forêts et du ministère de l’Agriculture.

Outre les résultats cités plus haut, on peut aussi évoquer les 23 000 ha de paysages forestiers restaurés, 2 200 ha de terrains reboisés, 470 000 ha de nouvelles aires protégées pour la conservation des forêts et la biodiversité contre 351 000 ha prévus initialement. Et comme l’une des parties prenantes de ce projet est une compagnie aérienne, il faut aussi souligner la réduction d’émissions de gaz à effet de serre issue de ces projets de conservation. Ainsi, on estime à 35 millions de tonnes de CO2 sur 20 ans le potentiel de réduction d’émissions de gaz carbonique. Le programme vise d’ailleurs à faire avancer les connaissances scientifiques sur le carbone forestier. Sinon, il entend contribuer à la lutte contre la déforestation et la dégradation des forêts, tout en misant sur le développement des communautés locales et la protection de la biodiversité. D’aucuns savent que Madagascar est l’un des hot spots en matière de biodiversité. Seulement, la déforestation est une menace sérieuse qui pèse sur cette richesse naturelle. Ce fléau participe d’ailleurs au changement climatique dont les impacts sont désastreux pour plusieurs secteurs.

C’est dans ce sens que le PHCF se présente comme un outil de lutte contre le changement climatique. Ses initiateurs parlent d’un programme inédit de par son envergure géographique, sociale, environnementale et scientifique. Notons qu’il a acquis une renommée internationale. Avec les autorités malagasy, les partenaires vont maintenant définir les conditions nécessaires pour pérenniser les acquis du PHCF et développer de nouvelles ambitions.

Recueillis par Fanjanarivo

La Gazette

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