Aires protégées : 11% du territoire national

Publié le par Alain GYRE

Aires protégées : 11% du territoire national                     

Mercredi, 05 Mars 2014

 

Le monde entier est menacé par le changement climatique. C’est ainsi que des projets de protection de l’environnement sont lancés dans plusieurs pays pour l’équilibre de l’écosystème.

 

La Grande Ile fait partie des pays qui bénéficient des soutiens des organismes internationaux, et qui dispose également d’une stratégie nationale pour sauvegarder le patrimoine naturel.

 

Sachant que Madagascar  représente moins de 0,5 % de la masse terrestre  mais abrite les 5% de la biodiversité mondiale, dont 90% sont endémiques. Depuis quelques années, malgré les menaces, comme la déforestation, le feu de brousse, l’exploitation illicite des bois, … les experts constatent des progrès au niveau de la conservation locale. De plus, les superficies des nouvelles aires protégées ne cessent pas d’augmenter. A l’heure actuelle, elles représentent 11 % du territoire nationale.

 

Les projets de conservation participent aux diverses activités de développement communautaire qui visent à offrir aux ménages concernés des alternatives légales à l’exploitation illicite des parcs nationaux. Ils ont également prévu un plan d’action pour la gestion du parc national  pour délimiter les coupes illégales. Enfin, il s’agit aussi d’appuyer le développement d’un secteur dont le potentiel est important et les besoins considérables : l’écotourisme local.

 

Cette mesure est prise afin que les populations locales arrêtent d’exploiter illicitement les ressources naturelles. Mais les organismes sont conscients de la dépendance des populations sur des ressources naturelles. Notons que 90% de  la population malgache dépendent de ces ressources. Et en tant que l’un des pays les plus pauvres du monde mais ses richesses naturelles  irremplaçables, les projets de conservation sont indissociables avec les projets de développement local et durable. Ce qui signifie que le financement est destiné  aux activités  qui permettent de financer des travaux de conservation par les communautés et de pérenniser les moyens de subsistance des populations vivant en lisière des aires protégées. Cette enveloppe en général permettra  en même temps de recruter des conservateurs, de financer des groupes de surveillance, de recenser les écosystèmes et de mettre en place des projets rémunérateurs. « En renforçant les moyens de subsistance des personnes vivant à proximité des aires de conservation, nous améliorons également la viabilité de ces parcs et contribuons à protéger les espèces animales et végétales qui s’y trouvent », explique Jean-Christophe Carret, économiste principal pour l’environnement et chef de l’équipe de projet basé dans les bureaux de la Banque mondiale à Madagascar.

 

R.V.

La Gazette

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