ALAOTRA : Des riziculteurs s’enrichissent

Publié le par Alain GYRE

ALAOTRA : Des riziculteurs s’enrichissent

 

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Haleh Bridi et Ryuhei Hosoya sont les témoins de la réussite du projet agricole dans l’Alaotra

 

Quatre mille ménages ont vu s’accroître leur niveau de vie au bout de trois ans grâce

à la technique rizicole financée par la Banque mondiale. Les Japonais rejoignent le projet.

 

Fantastique. « En trois ans d’investissements, on peut métamorphoser les choses», a constaté Haleh Bridi, directrice des opérations de la Banque Mondiale.

C’était hier, lors de sa descente à Ambatondrazaka au cours de laquelle elle a visité les résultats du projet Bassins versants et périmètres irrigués (BVPI). Depuis sa mise en œuvre, il y a trois ans, le projet a touché directement quatre mille ménages travaillant sur 6 400 ha du périmètre de Sahamaloto qui est l’un des quatre sites du projet, situé à 120 km de la capitale d’Alaotra.

Le projet est basé sur la gestion de l’eau d’irrigation et la protection des bassins versants. Résultat, les productions rizicoles y sont doublées et les bénéficiaires sont passés à une autre classe sociale comme en témoigne Lucienne Raharivololonirina du village d’Ambohitrarivo.

«Ce projet a changé notre vie, parce que nos productions rizicoles sont presque triplées», a-t-elle affirmé.

« Auparavant, on ne produisait que de 2 tonnes/ha. Depuis deux ans, le rendement est passé à 6 ,5 tonnes/ha. Ainsi, on a pu construire deux maisons à étage, de dix chambres, on a acheté un motoculteur. Mais le plus important, c’est l’achat de 8 ha de rizière de plus, alors qu’avant, on en louait », a ajouté la mère de famille, toute souriante.

Conditionné

Ryuhei Hosoya, ambassadeur du Japon n’a pas tardé à réagir face aux résultats que lui et son équipe ont constaté sur le terrain. Conditionné par la stabilité politique dans le pays, le gouvernement japonnais envisage d’octroyer un don de 26 milliards d’ariary dans la même optique que le BVPI. Cette fois, les riziculteurs dans le périmètre d’Anony, de 7 700 ha, en seront les bénéficiaires.

« Ce voyage dans la région est pour moi une expérience très instructive. Avec le partenariat de tous, Madagascar pourra regagner sa place de grenier à riz dans l’océan Indien. Notre objectif est d’améliorer les conditions de vie de la population. L’exportation de riz vers le Japon pourra être une option», a-t-il laissé entendre.

Le financement japonnais sera exécuté via la Banque Mondiale et en collaboration avec l’Agence française de développement (AFD), qui œuvre également dans un périmétre 4 000 ha dans l’Alaotra, ainsi que l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) initiatrice de la technique Papriz.

 

 

 

Michella Raharisoa

 

Vendredi 08 novembre 2013

L’Express

Publié dans Revue de presse

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