Alaotra: la pluie tombe dans le grenier à riz

Publié le par Alain GYRE

Alaotra : La pluie tombe dans le grenier à riz

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Le retard de la pluie engendre, en général, des conséquences désastreuses sur la culture de riz

Une assez importante pluie a arrosé Alaotra depuis deux jours. L’espoir renaît chez les riziculteurs qui redoutaient une grande sécheresse, cette année.

Un Ouf de sou­la­gement pour les riziculteurs de l’Alaotra. Après plusieurs semaines d’attente, la pluie est tombée dans ce grenier à riz du pays, depuis trois jours. Selon les témoignages d’un habitant d’Ambaton­drazaka, elle a été assez
abondante les deux derniers jours. Même si la quantité reste insuffisante, les rizières commencent à revivre avec le retour de l’humidité. L’optimisme est même
permis car la météo prévoit que la pluie sera encore au rendez-vous dans les prochains jours.
« Une chaleur étouffante typique des temps pluvieux règne à Ambatondrazaka, en ce moment. Il est fort probable que la pluie tombe encore, aujourd’hui », a précisé notre interlocuteur.
Le même scénario a été observé, depuis au moins deux ans. L’année dernière, la pluie n’est tombée qu’à la dernière semaine du mois de janvier. La situation était même complexe car les principaux canaux d’irrigation alimentés par les barrages ont été complètement asséchés à cause de deux années pauvres en pluviométrie qui se sont succédé. Même le grand lac, qui fait la réputation de la région, a atteint son niveau le plus bas.
Influence directe
Cela avait empêché le démarrage de tous les travaux de préparation des rizières. Finalement, tout est bien qui finit bien avec l’arrivée de la pluie. Mieux, la production de riz était très bonne durant la dernière récolte dans toute l’Alaotra.
« La situation a été sauvée de justesse. Mais c’était aussi grâce au passage de deux cyclones qui ont apporté beaucoup de pluies », temporise notre source.
En tout cas, ces changements significatifs font qu’une réflexion est de mise concernant les impacts du changement climatique et l’urgence d’une solution pour que la riziculture s’adapte à ces nouvelles conditions. Des techniciens ont proposé l’utilisation des variétés à cycle court qui tiennent, désormais, compte d’une saison pluviale de plus en plus courte. Le makalioka, qui est le plus cultivé dans cette région, est une variété à cycle long.
L’Alaotra représente près de 10 % de la production nationale de riz à Madagascar. Même si cette quantité reste relativement faible, elle est considérée comme le grenier à riz du pays. La situation de la production locale et l’évolution du prix dans cette zone influent directement sur le marché de la capitale.

Mahefa Rakotomalala

Lundi 21 janvier 2013

L’Express

Publié dans Revue de presse

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