Alison Shlom : « Un touriste qui mange bien n’est jamais déçu »

Publié le par Alain GYRE

 

Alison Shlom : « Un touriste qui mange bien n’est jamais déçu »

3 juin 2014 

 

Visitez un pays ou une ville c’est bien, en découvrir les spécialités culinaires, c’est mieux ! C’est tout le propos d’Alison Shlom, une étudiante américaine de 20 ans installée à Diego-Suarez, qui a choisi de se consacrer au tourisme culinaire. Entre bonne bouffe et développement durable.

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Quel est le lien entre tourisme culinaire et développement durable ?

Le tourisme culinaire est un secteur du tourisme où les gens voyagent pour découvrir la cuisine et les spécialités des pays. Il faut savoir que la gastronomie est un élément clé pour un pays, une ville ou une région. Il y a toute une économie qui gravite autour. Le tourisme culinaire offre ainsi des débouchés aux entreprises alimentaires et une source de revenu non négligeable aux personnes qui y travaillent. Les questions économiques et environnementales sont inévitablement jumelées. Pour attirer les touristes il faut un environnement préservé. Tout ces éléments sont capitaux quand on sait que le tourisme est l’une des premières sources de rentrées de devises étrangères.

 

Pourquoi avoir choisi Madagascar ?

C’est un pays qui possède une cuisine traditionnelle riche et qui a une grande influence dans certaines régions du globe de par sa population d’émigrants. Mon travail s’inscrit dans le cadre de mes études en développement durable à l’Université du Colorado, plus précisément d’un programme de gestion de la biodiversité et des ressources naturelles avec School for International Training, basé à Libanona à Fort-Dauphin. Je suis ici pour quatre mois, le temps d’initier un projet qui bénéficiera, je l’espère, à l’ensemble de la communauté, aussi bien les opérateurs économiques que les organismes touristiques. J’ai notamment réalisé un guide alimentaire des différents endroits où l’on peut manger dans le centre-ville et des articles pour des publications de voyages américaines..

 

Que conclure de la cuisine de Diego ?

Elle a un excellent potentiel touristique. Elle est à la fois riche et exotique, ce qui fait un excellent moyen de promotion de la région avec ses produits frais comme le poisson ou les fruits de mer. On trouve également un mélange intéressant de denrées provenant des villages environnants, telles le coco, les poivrons, le riz, la vanille, la canne à sucre et les fruits locaux. De plus, le tourisme ici est en plein essor en raison de la proximité de sites d’écotourisme et de la baie de Diego. Rien qu’en se servant de l’argument gastronomique, on peut augmenter le nombre des touristes et les pousser à rester plus longtemps dans la ville.

 

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Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

 

No comment&éditions est une maison d’édition malgache créée à Antananarivo en novembre 2011.

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Publié dans Revue de presse

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