Ambatovy: Travaux de titans au service de la nature

Publié le par Alain GYRE

Ambatovy: Travaux de titans au service de la nature

     

 

Dimanche, 16 Décembre 2012

Pour le moment, il est difficile de chiffrer avec exactitude les travaux effectués par Ambatovy pour la réhabilitation, la conservation et la restitution de l’environnement en parallèle avec ses activités d’exploitation de nickel et de cobalt.

C’est parce que tout le monde, à tous les niveaux, s’y met et qu’il y a des engagements et initiatives que l’on ne peut pas quantifier mais qui s’avèrent indispensables tels que le temps et la volonté que l’on y consacre. Pour sûr, ils sont titanesques à l’image même de la dimension d’Ambatovy dont l’empreinte minière à elle seule représente 1700ha.

L’enjeu est également de taille à en juger par les explications venant du directeur de la Communication d’Ambatovy, Randrianarivelo Lalaina. En effet, il s’agit de restituer le milieu environnemental tel qu’il était avant, à la fin de l’exploitation, plus précisément dans 30 ans.

Pour ce faire, les actions sont menées sur deux principaux axes, l’environnement physique qui est touché par les différentes sortes de pollution (eau et sol), d’une part, et l’environnement biologique, autrement dit la conservation de la biodiversité à Ambatovy.

Ainsi, ce grand projet minier a investi dans la construction de trois bassins de purification dans le périmètre minier pour traiter les eaux usées avant de les verser dans la nature. A noter qu’Ambatovy utilise près de 1,5% du débit de la rivière Mangoro pour ses travaux de préparation des minerais avant le transfert par pipeline vers l’usine à Toamasina située à 220km de là.

En ce qui concerne la préservation du sol, l’entreprise s’est également dotée d’une unité d’incinération se trouvant à l’entrée de la carrière et qui est chargée de se débarrasser des terres présentant des menaces pour la nature.

Pour ce qui est de la biodiversité, un sujet qui intéresse le plus les écolos, le département environnement d’Ambatovy travaille sur 150 espèces d’arbres et de plantes endémiques dont une quarantaine sont cultivés dans une pépinière à Ampangadiatrandraka, sans oublier les variétés d’orchidées qui ont été recueillies et replacées pour donner naissance aux allées des orchidées.

Un merveilleux petit circuit touristique bien aménagé et qui est même à la portée des touristes du troisième âge. D’ailleurs, il s’agit aussi d’une des finalités de l’aménagement de cette partie de la forêt pouvant en même temps fournir à la population locale une autre source de revenus.

La faune n’est pas non plus en reste, dans la mesure où le site regorge d’espèces endémiques, entre autres 68 espèces d’amphibiens, 57 de reptiles et une quinzaine d’espèces de lémuriens. Espérons que les autres entreprises d’extraction emboîteront bientôt le pas à Ambatovy pour mitiger les impacts de leurs activités sur l’environnement.

Simon R.

La Gazette

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