Ambositra, période du « faosa » : Les mœurs se sont adoucies…

Publié le par Alain GYRE

Ambositra, période du « faosa » : Les mœurs se sont adoucies…

Soumis par admin le mer, 02/27/2013

Uniquement pour la ville d’Ambositra et ses périphéries, les habitants vivent du 15 février au 15 mars de chaque année, la période dite du « faosa ».

C’est une période de l’année qui, en réalité, correspond à celle de la pleine période de soudure. Dans le sens que d’une manière générale, le stock de riz, aliment de base de chaque foyer, des paysans en particulier, est sur le point de s’épuiser et dans l’attente des nouvelles récoltes prévues à partir du 15 mars. Les activités sociales et économiques sont donc au ralenti. C’est le marasme des affaires.

Tradition

Plus particulièrement à Ambositra et ses environs, ce qui différencie la période du « faosa », des autres périodes. C’est que la période du « faosa » comporte des us et coutumes qu’il y a lieu de respecter pour ne pas s’attirer des mauvais sorts et vivre en bons termes avec la société. De ce fait la tradition impose de nombreux interdits. Comme celui d’organiser des festivités, des évènements familiaux, de débuter des grands travaux. Les travaux de construction en cours sont momentanément interrompus durant cette période. Bref, la vie au quotidien tourne au ralenti.

« Voanjobory »

Ces pratiques ne sont seulement en vigueur qu’à Ambositra et ses environs, et le reste de la région d’Amoron’i Mania n’est pas concerné. Si des décennies auparavant, ces pratiques ont fait l’unanimité des habitants. Actuellement, l’on s’aperçoit que les mœurs se sont quelque peu adoucies dans la mesure que les opinions sont divergentes. Par exemple, il est interdit de vendre du « voanjobory » sur les lieux publics durant la « faosa » parce que le « voanjobory », paraît-il risque de faire tomber la grêle sur les épis de riz et provoquer la famine. Pour cette marchande de légumes, que nous avons interrogée, elle se dit qu’elle n’a pas d’autres sources de revenus pour s’acheter de quoi à manger pour sa famille, si elle ne se met pas à vendre le « voanjobory » qu’elle vient de récolter. Cette mère de famille, de poursuivre, que si elle doit attendre que la période du « faosa » se termine pour pouvoir vendre son produit, le marché risque d’être saturé et le prix du « voanjobory » va baisser. Au point pour certains observateurs plus logiques, d’aller jusqu’à conclure tout bonnement, que le mot « faosa » signifie tout simplement, « fosse », une étape qui précède la période des grandes récoltes, de l’abondance qui est synonyme de réjouissance. Et que durant la « fosse », il faut vivre en toute austérité et éviter autant que possible de faire montre des grosses dépenses dans le souci de s’associer avec la majorité de la population qui vit la période de soudure. Il n’y a pas de quoi à se dramatiser tout compte fait.

Anastase

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Midi Madagasikara

Publié dans Revue de presse

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