Ambovombe : L’eau potable bientôt chez les particuliers

Publié le par Alain GYRE

Ambovombe : L’eau potable bientôt chez les particuliers

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Liahosoa Malement (au c.), DG de l’AES, annonçant la possibilité de branchements en eau potable des particuliers à Ambovombe 

Une extension du réseau d'approvisionnement en eau potable est en cours dans la ville d'Ambovombe. Un réservoir de 200 m3 a été construit sur financement du ministère de l'Eau.

Avant la célébration de la fête nationale. C'est le délai que l'établissement Alimentation en eau dans le Sud (AES) s’est donné pour finaliser les travaux de tuyauterie qui va raccorder le réseau d'eau potable déjà existant à Ambovombe, avec le nouveau château d'eau de 200 m3. Une réalisation qui devrait permettre la vulgarisation à grande échelle des branchements particuliers.
« Actuellement, quelques branchements ont été mis en place dans des établissements comme des hôtels ou des institutions bancaires. Des départements publics s'approvi- sionnent aussi par l'eau de l'AES, et avec ce nouveau château d'eau de 200 m3, financé par le ministère de l'Eau, l'ensemble de la population pourra bénéficier d'un branchement particulier », avance le directeur général de l'AES, Liahosoa Malement, hier au cours d'une conférence de presse qui s'est tenue au siège de l'établissement à Behoririka.
Bornes-fontaines
Pour le moment, les 35% de la population, soit 15 000 habitants, sont approvisionnées en eau par l'AES, représentant une capacité de production de 100 m3 par jour, et un réseau de distribution de 10 km sous terre. Vingt-cinq bornes-fontaines, mises en place dans le cadre d'un partenariat avec l'UNICEF, sont à leurs dispositions. Elles fonctionnent grâce à un système de pompage à partir d'une station dénommée Mahavelo.
« Il y a plus d'une vingtaine d'années, dans le cadre d'un projet sur financement japonais, l'eau a été exploitée par système de captage puis distribuée par des camions-citernes. Mais les infrastructures sont vétustes et l'AES a adopté une nouvelle technique, le système de pompage qui permet d'alimenter les bornes-fontaines sans interruption », explique toujours le DG de l’AES.
Les ravitaillements par camions-citernes ne s’effectuent plus désormais que dans les zones périphériques. Le prix est fixé à 70 ariary le seau de 15 litres. En cette période pluvieuse, les demandes sont en baisse, dans la mesure où la population collecte et met en réservoir l’eau de pluie et s'en sert selon ses besoins.

Lantoniaina Razafindramiadana

Vendredi 22 fevrier 2013

L’Express

Publié dans Revue de presse

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