Amoron'i Mania: le district du Fandriana, un modèle de lutte contre les feux de brousse...

Publié le par Alain GYRE

Amoron’i Mania : Le district de Fandriana, un modèle de lutte contre les feux de brousse…
(15-10-2012) - En matière de lutte contre les feux de brousse dans la région d’Amoron’i Mania, le directeur régional de l’Environnement et des Forêts, Rarivomanana Philibert de louer les efforts qui se font actuellement, sous la houlette du chef du district, Rock Léon Paul.

Le chef du district en leadership a su faire mobiliser tous les acteurs à la base dans l’application effective du « dinam-paritra » ou convention collective. Tout le monde est conscient de cette lutte contre les feux de brousse, et c’est presque devenu un réflexe naturel de la population, constate Rarivomanana Philibert. L’histoire même a laissé entendre que tous les chefs de district qui se sont succédé à Fandriana, doivent tour à tour marquer leurs empreintes en matière de lutte contre les feux de brousse, c’est devenu presque une coutume. Aucun chef de district ne peut y déroger.

Personnes indésirables
En constatant à première vue, les feux de brousse dispersés dans toute l’île, le commun des mortels de demander ce que fait l’administration. Le directeur régional de l’Environnement et des Forêts Rarivomanana Philibert et non moins ingénieur forestier, de répliquer « que la lutte contre les feux de brousse est le devoir de tout un chacun ». Ce responsable d’illustrer que dans la région d’Amoron’i Mania, pour l’année 2011, 2 500 ha de forêts ont été ravagés par les feux de brousse. En tête de ce sinistre palmarès se trouve le district d’Ambatofinandrahana, suivi de Manandriana, Ambositra et Fandriana. A l’allure où progressent les feux de brousse cette année, la situation demeure plus que préoccupante. A cela s’ajoute le contexte de crise politique et d’insécurité pour ne citer que l’approche des échéances électorales, le phénomène « dahalo ».

A cause de l’insécurité, les populations n’osent plus s’aventurer à éteindre les feux de brousse dont les auteurs sont rarement identifiés. La responsabilité, comme le préconise la loi, incombe alors aux chefs du fokontany du lieu du sinistre, qui doivent répondre aux accusations. Au point pour les agents de l’administration forestière chargés de dresser des procès verbaux, de devenir des personnes indésirables de ces fokontany. De ce fait, la collaboration des agents forestiers avec les fokontany est rendue difficile apparemment. On se demande parfois, pour une banque des données fiables, « si les feux de brousse détectés correspondent aux réalités, ». Il en est de même des rapports des fokontany, des communes, sur les feux de brousse. Lesquels rapports adressés à l’administration forestière se font de plus en plus rare, nous indique-t-on.

5 agents
Pour faire face aux feux de brousse, l’administration forestière dans la région dispose d’une brigade qui ne comprend que cinq agents contractuels, pour une étendue de plus de 17 000 km2, dans quatre districts, 55 communes et plus de 800 fokontany. Avec les moyens précaires dont disposent ces agents de la brigade, ils risquent de ne pas faire long feu sur les terrains.

Enquête réalisée par Anastase

Midi Madagasikara

Publié dans Revue de presse

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