Andranomanelatra: pour une production d'autoconsommation

Publié le par Alain GYRE

Andranomanelatra: Pour une production d'autoconsommation

     

 

Lundi, 16 Juillet 2012

La culture du riz irrigué suscite l'intérêt des agriculteurs de la commune d'Andranomanelatra . La culture du riz pluvial y est largement diffusée, elle est pratiquée par 76 % des agriculteurs .C''est une opportunité qui semble particulièrement intéressante pour les exploitations cultivant sur peu de surfaces. En effet, la commue est confrontée à un contexte de saturation des rizières irriguées du fait de la diminution de la disponibilité en terre. Ces exploitations agricoles sont les plus exposées aux aléas climatiques.

Le riz pluvial est donc une culture qui semble intéresser plus particulièrement les exploitations agricoles de petite taille. La culture du riz pluvial intéresse donc les petits exploitants agricoles à qui elle permet d'assurer l'alimentation de la famille. Pour ces exploitations agricoles, la culture de riz pluvial est surtout une source essentielle d'approvisionnement en riz. Le riz pluvial reste une culture de subsistance pour les agriculteurs de la commune d'Andranomanelatra. Le but premier des paysans est de produire pour satisfaire leur besoins alimentaires, les productions de riz, manioc, de taro, de patate douce seront généralement entièrement autoconsommées puisqu'elles sont stockables toute l'année.

La majorité de la production est donc auto-consommée et s'il y a des ventes, elles sont limitées. En effet, 94 % des producteurs de riz pluvial ne dégagent pas une marge brute positive. Cela signifie alors que pour 94 % des producteurs de riz pluvial, aucune vente n'est enregistrée. Les ventes ne servent qu'à compenser les coûts de production. Le riz pluvial permet ainsi à ces agriculteurs d'assurer ou de tenter d'assurer la sécurisation de l'alimentation de leur famille Le riz pluvial est une culture qui demande beaucoup de travail familial, ce qui peut constituer un frein pour les agriculteurs voulant agrandir leurs surfaces en riz pluvial.

Pour la culture de rente, la pomme de terre et les tomates sont les plus concernées. Les spéculations sont pratiquées en saisons sur tanety et en contre saison dans les parcelles irriguées. A trois mois seulement, leur cycle de production est court et la production peut donc être étalée sur la campagne.

Le prix de vente de ces productions est fortement fluctuant durant l'année du fait que d'autres communes autour d'Antsirabe alimentent le marché à des périodes différentes. Les producteurs font parfois appel à des intermédiaires pour la commercialisation. La demande est aussi bien locale que nationale puisque ces produits sont essentiellement produits sur les Hauts Plateaux. Les paysans de la commune, par la proximité de la RN7 et du réseau routier développé et par les conditions pédoclimatiques favorables de la zone sont compétitifs et contribuent à satisfaire à une demande constante et importante. Cependant l'extension des cultures de pomme de terre et de tomate, est limitée par des investissements initiaux élevés par rapport à la capacité économique de la plupart des exploitations et le manque d'agents de vulgarisation.

Mais au regard de ce qui est produit dans la région, les producteurs de la zone tendent à diversifier leurs productions maraîchères et pourvoir de nouveaux marchés. Bien qu'à proximité d'une ville importante, la population de la commune est encore majoritairement agricole et avec la diminution disponibilité en terre par famille, l'équilibre de la zone tend à changer.

Les activités hors exploitations sont pratiquées par 66% des exploitations. Pour 45% des exploitations, l'agriculture ne permet pas de dégager un revenu agricole positif. Les activités " off farm "sont donc essentielles pour la survie et le développement des exploitations.

NIR

La Gazette

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