Anivonimamo: les cocons menacés par des insectes

Publié le par Alain GYRE

Arivonimamo: Les cocons menacés par des insectes

     

 

Vendredi, 10 Août 2012

Plus de 50% des femmes dans la région Arivonimamo et les communautés environnantes pratiquent la filature de soie sauvage. En fait, cette zone est marquée par la présence des forêts de tapia.

Le « tapia », de son nom scientifique Uapaca bojeri, est une espèce endémique cantonnée essentiellement à quelques zones des hautes terres centrales de la Grande Ile. Dans la zone, la forêt de tapia constitue l’habitat du ver à soie sauvage ou « landibe » (Borocera madagascariensis). C’est ainsi que depuis des siècles, les habitants, plus précisément, les femmes et les enfants utilisent les cocons pour tisser la soie servant traditionnellement de linceul de haute qualité.

Actuellement, « les habitants craignent de l’état de leur matière première. En fait, des insectes s’attachent sur les arbres de tapia, et envahissent les cocons », a affirmé Livaharimalala Ravaomanantsoa lors de la foire Fanoitra à Analavory. A cette occasion, elle a exposé son grand souci, qui est en ce moment le blocage de ses activités. Car auparavant, cette dame, dirigeante d’un atelier de soie dispose suffisamment de cocons pour subvenir à ses commandes. A cet effet, elle est obligée d’importer des matières premières venant des provinces afin de s’approvisionner et d’assurer les commandes. « A l’heure actuelle, les insectes restent encore indéfinis. Ce qui veut dire aucune étude n’a pas encore eu. Aucune solution également. Mais les conséquences de leur présence sont palpables, car les taux de production de vers de soie ont littéralement diminué, plus de la moitié ces derniers temps ».

Cet incident sur les cocons dans la zone d’Arivonimamo provoque ainsi des impacts dans leur production. « Non seulement, il perturbe le temps de réalisation des commandes, mais également, le fait d’importer des matières premières en dehors de la zone augmente le prix de produit. En ce moment, le prix des panneaux s’élèvent de 100.000 à 500.000 ariary, selon la qualité de la soie ».

Et Livaharimalala Ravaomanantsoa d’ajouter que les artisans nécessitent vraiment l’appui des organismes. Comme par exemple, avec l’appui du projet Prosperer, elle a pu développer ses activités. Aussi, elle a pu maîtriser les teintures naturelles à travers des plantes. En plus, elle a pu élargir la gamme de ses produits.

R.V.

La Gazette

Publié dans Revue de presse

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