ANKARAFANTSIKA : La RN4 risque d’être coupée

Publié le par Alain GYRE

ANKARAFANTSIKA : La RN4 risque d’être coupée

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État lamentable de la RN4 au niveau d’Ankarafantsika

Les axes routiers se dégradent de plus en plus. La pluie et le manque d’entretien en sont les causes.

Les dégâts s’amplifient de plus en plus sur la Route nationale n°4 reliant Mahajanga à la capitale. Et notamment sur le tronçon entre Ankarafantsika (à 115km de Mahajanga) et Marosakoa. La route est presque totalement impraticable sur une centaine de kilomètres de cet axe routier.

A l’entrée du village d’Ampijoroa, le village du citron, où est situé le parc national d’Ankarafantsika, les trous sur la chaussée deviennent de plus en plus profonds surtout depuis l’arrivée de la période des pluies.

Les déviations ne sont plus possibles car les bas-côtés sont bourbeux. Tandis que la voie normale est transformée en deux petits lacs d’une dizaine de centimètres de profondeur. Les voitures légères ont du mal à y passer. Elles sont presque submergées en passant par ces flaques d’eau stagnante. L’eau risque de noyer le moteur. Les cars et les camions arrivent difficilement à passer.

D’ici quelques temps, les véhicules risqueront d’être bloqués sur place car un éboulement a été également constaté un peu plus loin d’Ampijoroa. Des « nids-d’autruche » garnissent aussi cette ancienne belle route sur différentes portions.

Détresse

Les dégâts sont aussi considérables entre le croisement vers Marovoay et Amboro­malandy. Et dire que l’axe RN4 est très fréquenté sur cette partie nord-ouest de l’Île. Car il dessert plusieurs régions et surtout toute la partie nord à la capitale.

Aucun autre accès ne sera possible en cas d’éventuelle coupure de la route. L’approvi­sionnement en marchandises et en produits de première nécessité risque d’être interrompu si les responsables des Travaux publics ne prennent pas immédiatement des dispositions pour y rémedier.

Les chauffeurs de taxis-brousse ainsi que les transporteurs et usagers de la RN4 crient leur détresse face à cette situation critique. Cela va faire plus de cinq ans que le calvaire dure.

Vero Andrianarisoa

Jeudi 09 janvier 2014

L’Express

 

Publié dans Revue de presse

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