Anosy: des gravois illégaux menacent le lac

Publié le par Alain GYRE

Anosy : Des gravois illégaux menacent le lac

Anosy

Une façade du lac Anosy qui risque d’être envahie par les débris de briques

Le « patrimoine », du lac Anosy, risque d'être envasé par des débris illégaux. La CUA a promis de prendre des mesures pour le protéger.

Des débris de briques et restes de remblai sont versés au bord du lac Anosy, derrière des ateliers de soudure. Des particuliers ne se sont pas génés hier, pour déverser leurs gravois sur ce domaine public. Et ils le font même sous les yeux des forces de l'ordre trop « occupés » à gérer la circulation au rond point. Mais Rajaonary Andria­masoandro, directeur du patrimoine et du développement urbain à la Commune urbaine d'Anta­nanarivo (CUA), a condamné fermement de tels actes. « Le domaine public n'est pas un dépotoir de gravois privé. Il doit y avoir un contrat entre privés pour chercher un entrepôt de débris de leurs constructions », relate-t-il. Il a même critiqué
ceux qui restent passifs
devant cet acte illégal. « Les voitures qui transportent ces gravois doivent être mis en fourrière. Les au­teurs et complices qui ont déversé ces débris seront verbalisés, ceux qui ne les ont pas dénoncés, le seront aussi », ajoute t-il.
Les différentes sensibilisations faites par des centaines de jeunes, entre autres les Initiatives océanes de Surfrider Foundation Europe et les 150 jeunes bénévoles de Respect and unity 2012 appuyés par la commune urbaine d'Anta­nanarivo doivent être ainsi accompagnés de sanction.
Sanctions
« J'ai tenté d'empêcher ces gens de déverser ces débris, mais certains riverains m'ont critiqué et m' ont demandé de trouver un autre endroit pour mettre ces gravois », se plaint un coiffeur anonyme. L'assainis­­sement de ce lac a pourtant coûté des millions d'ariary non seulement pour les autorités mais aussi pour les jeunes qui se sont accroupis durant des heures pour l'assainir. « Le courage de ces jeunes faisant l'assainissement de ce lac m'a touché. J'ai dénoncé les gens qui jettent leurs ordures autour du lac mais ils ne m'ont pas écoutée. Aussi ,il faut les sanctionner ou leur faire payer une amende », suggère Voahirana Rafia­karana,
une responsable de toilettes publiques à Anosy. Sans la participation des riverains et les mesures répressives, ces petits lots de gravois vont gagner du terrain et risquent de perturber le grand projet d'aménagement envisagé par la CUA.

Vonjy Radasimalala

Samedi 15 septembre 2012

L’Express

 

Publié dans Revue de presse

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