Antalaha: la santé publique en priorité

Publié le par Alain GYRE

ANTALAHA : La santé publique en priorité

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À la veille de la saison des pluies, la piste de Marofinaritra à Antsahabe est déjà boueuse

La réalité de la vie de la population dans les zones enclavées d’Antalaha n’a pas sa pareille. Mais les gens y sont en bonne santé.

Un ballot sur la tête, le bébé au dos, d’autres sacs sur les épaules, c’est l’image de l’habitant le long de la côte Nord-Est, une zone enclavée d’Antalaha, que perçoivent les visiteurs. Cette zone fait partie des pistes inaccessibles en voiture où les gens se déplacent à pied pour aller d'un village à l’autre.
La commune rurale de Marofinaritra fait partie de ces communes très enclavées. En période de pluie, les 80 km séparant la commune au chef-lieu de district ne sont praticables qu’à pied. Il faut compter trois jours pour le parcourir car la route est très glissante et boueuse. Une situation déplorable pour la survie de la population. Mais celle-ci, organisée, et a mis en place un service de santé communautaire. Il est assuré par trente agents communautaires travaillant dans 15 fokontany.
Ces bénévoles ont pu être formés grâce au financement de l’USAID-Madagascar, dans le cadre projet Santénet2, mis en œuvre par RTI International. Les agents communautaires offrent des services de santé de base pour les enfants et les femmes se trouvant au fin fond de la brousse.
Dynamisme
Ces agents communautaires sont opérationnels car ils bénéficient d’outils de travail conçus et distribués par le projet : outils de rapportage, affiche sur les différentes méthodes contraceptives, test de diagnostic rapide pour la prévention du paludisme, matériel de travail comme les pèse-bébés pour le suivi de la croissance des enfants de moins de 5 ans, boîte de sécurité pour garder les outils tranchants.
Ils sont surtout approvisionnes de façon continue en médicaments dans la prise en charge de la santé de la mère et de l’enfant.
Félicienne, un agent communautaire dans le fokontany d’Antakatoko, a été ravie de rencontrer Volkan Cakir, chef du projet Santénet2 et John Davis, représentant de CARE à Madagascar venus d’Antananarivo pour les rencontrer.
« Ce n’est pas tous les jours que nous voyons des directeurs chez nous, dans des communautés lointaines », témoigne-t-elle.
Pour ces deux directeurs travaillant dans le domaine du développement, il est important de constater de visu les réalisations sur le terrain, malgré de nombreuses contraintes apparues en cours de route.
« Dans les communautés que nous avons visitées, les réalisations dans le cadre du Kaominina Mendrika salama sont visibles. Notamment l’augmentation du nombre de latrines construites, la fonctionnalité du point d’approvisionnement pour les médicaments, l’augmentation de la couverture vaccinale chez les enfants de moins de 5 ans, entre autres », se réjouit Volkan Cakir, satisfait de ce périple dans le Nord-Est.

Michella Raharisoa

Lundi 15 octobre 2012

L’Express

Publié dans Revue de presse

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