ANTANANARIVO : Les calèches reprennent du service

Publié le par Alain GYRE

ANTANANARIVO : Les calèches reprennent du service

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Cette voiture à chevaux n'embarque pas uniquement des marchandises, mais également des passagers

 

Des gens et des marchandises se mettent dans les calèches partant d'Anosibe vers Andohatapenaka. C'est le vécu habituel de certains Tananariviens.

 

 

 

Samedi vers 9h du matin, alors que la circulation commençait à être saturée, une calèche occupait le milieu de la route près du marché d'Anosibe. À bord, il n'y avait pas que des marchandises, mais également des passagers. Le trajet va d'Anosibe à Andohatapenaka, en

passant par les quartiers d'Andavamamba et d'Isotry. En fait, la calèche est faite d'une case en bois installée à l’arrière pour transporter des gens. Les marchandises sont généralement sur le toit. L'intérieur de la case est aménagée de banquettes pour qu'une dizaine de voyageurs puissent jouir d'un confort tout à fait relatif, comme le raconte Françoise Ramanana, usager. « Je ne suis pas commerçante, mais je fais toujours tôt mes provisions de la journée, c'est pourquoi je prends ce moyen de transport. Ici, (à l'intérieur de la voiture à chevaux), on est loin du confort en se mélangeant aux volailles et aux marchandises, mais les voyageurs y sont solidaires. Tout est partagé, même les mauvaises odeurs », raconte la mère de famille. Même si elle n'est pas motorisée, la calèche exige des frais de 300 ariary par sac de marchandises, alors que le frais d'un passager est fixé à 400 ariary.

Interdit de circulation

Elle opère tous les jours et en route, l'arrêt individuel des passagers est respecté.

« On transporte des marchandises et des passagers qui vont vers nos destinations. Nos heures de circulation devraient être règlementées, mais quand la route est libre, on en profite », confie Ra-Jules, cocher. La direction du déplacement urbain (DDU) auprès de la commune urbaine d'Antananarivo (CUA) admet l'existence de ces voitures à chevaux qui sont au service de certains Tananariviens. Un responsable de cette direction rappelle, toutefois, que ce moyen de transport doit respecter des règles. « Normalement, ces chevaux transporteurs doivent circuler entre 19h et 6h du matin, mais comme les charrettes, ils ne respectent pas cette règle. Deuxièmement, le centre ville et la haute ville leur sont interdits », souligne le responsable auprès de la DDU. Et cette même source d'ajouter que ces voitures à chevaux ne payent rien, même pour le stationnement et leur charge de marchandises n'est pas non plus limitée.

 

 

Michella Raharisoa

 

Lundi 04 novembre 2013

L’Express

Publié dans Revue de presse

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