Antsiranana: fermeture du lycée français en vue

Publié le par Alain GYRE

Antsiranana : Fermeture du lycée français en vue

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Xavier Desplanques, président de l'Union des Français à l'étranger, désapprouve la fermeture du lycée d’Antsiranana

Le lycée français d'Antsiranana ne pourra plus accueillir des élèves à partir de septembre 2013. Cette décision est contestée par l'association des Français à l’étranger à Madagascar.

Révoltés. Telle a été la réaction des membres de l'Association des Français à l'étranger face à la décision de l'administration française de fermer les classes de niveau lycée à Antsiranana. Une disposition qui entrera en vigueur à partir de la prochaine rentrée scolaire. Les arguments avancés ont été en fait qualifiés d' « inadmissibles et injustifiés ».
« C'est un problème grave qui nous préoccupe. On nous a informé que la fermeture du lycée est liée à une contrainte budgétaire sous prétexte que l'effectif est faible pour mobiliser des enseignants et des raisons pédagogiques qui stipulent que les enfants scolarisés avec très peu d'élèves n'ont pas de stimulation. Mais nous ne sommes pas convaincus de ces affirmations », avance Xavier Desplanques, président de l'Union des Français à l'étranger à Antananarivo et conseiller à l'Assemblée des Français à l'étranger, lundi au cours d'une conférence de presse.
« Aujourd'hui, nous n'avons pas un coût précis pour les enseignants mais nous sommes convaincus qu'il n'est pas si élevé » poursuit-il.
Le transfert des 80 élèves dans la Capitale, annoncé par l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger comme mesure d'accom- pagnement, est aussi désapprouvé. Toujours selon Xavier Desplanques, cette initiative engendrera un surcoût à
l'État et aux familles. La somme est estimée à près de 350 000 euros par an. Le transfert aura aussi des conséquences sur l'éducation de l'enfant.
« Les enfants vont être déracinés de leur milieu et séparés de leurs familles. Si avec le surcoût, les parents décident de les envoyer dans d'autres lycées, ils ne pourront pas s'intégrer facilement dans le cursus de l'enseignement malgache », se lamente pour sa part, Marie-Louise Mauxion, membre du bureau en charge de l'éducation.
Solidarité
Les représentants de l'association ont avancé des solutions pour maintenir le lycée ouvert. Il s'agit entre autres d'un effort de solidarité entre les lycées.
Ils comptent aussi sur la mise en œuvre d'une étude sur l'évolution du réseau de l'enseignement, prévue en janvier.
Entre 2011 et 2012, le réseau d'enseignement français à Madagascar a perdu 157 élèves. Pour Antsiranana, la baisse de l'effectif est de 21%. Le renchérissement des frais de scolarité constitue le principal facteur de cette réduction. Pour les Français, ces frais ont connu une hausse de 70% contre 62% pour les Malgaches. Ces derniers ne bénéficient pas d'une bourse d'étude.

Lantoniaina Razafindramiadana

Mercredi 12 decembre 2012

La Gazette

Publié dans Revue de presse

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