Arrivée des litchis dans la ville: Antananarivo plus sale que jamais

Publié le par Alain GYRE

Arrivée des litchis dans la ville: Antananarivo plus sale que jamais 

Mardi, 26 Novembre 2013

Depuis quelques jours, les litchis ont inondé les marchés d’Antananarivo, une bonne nouvelle pour les fans de ces petits fruits rouges.

 

Venant généralement de Toamasina ou de Manakara, vendus à partir de 600 ariary le kilo, ces fruits n’étant pas très chers attirent beaucoup de consommateurs malgaches. Ils contiennent 66 calories par 100 g et sont majoritairement composés de bonnes quantités de fibres alimentaires, de vitamines et d’antioxydants. Riches en vitamine C (40 à 60 mg pour 100 g) soit autant, sinon plus que dans les agrumes. Neuf litchis permettent la couverture des besoins (80 à 100 mg par jour).  Vu les apports nutritionnels de ces fruits et leurs multiples vertus, on ne peut que se réjouir de la grande consommation des malgaches de ces fruits. Pourtant,  depuis une semaine seulement que ces fruits sont arrivés à Antananarivo, la ville est complètement recouverte de sa croute que nos concitoyens jettent sans état d’âme dans la nature. Loin d’être aussi gracieux que les décorations de noël les rouges des croutes de litchis sont éparpillés dans toute la ville. Les marchands dans les rues sont les incorrigibles en matière de respect de la propreté, passant le plus clair de leur temps dans la rue, ils n’hésitent pas à jeter ici et là le reste de leurs aliments dans le cas présent les litchis. Pourtant, étant particulièrement juteux et sucré, les restes de ces fruits attirent les mouches qui soulignons le peuvent être vecteurs de maladies infectieuses très sérieuses.   En particulier les grosses mouches à vers qui ont tendance à se poser sur des matières organiques en décomposition et peuvent transmettre certains germes comme le staphylocoque, le streptocoque, voire des salmonelles (responsables de maladies intestinales graves, comme la typhoïde). Elles peuvent également être vectrices de moisissures, de rickettsies, et de virus. Qui plus est, actuellement nous sommes en pleine saison de pluie et il est primordial de garder notre ville propre afin d’éviter des séries d’épidémies. La plupart du temps, nous pointons du doigt la commune urbaine d’Antananarivo pour l’insalubrité de nos rues et bien que cette institution manque parfois à ses obligations, rappelons-que la propreté est la responsabilité de chacun et que la saleté nuit surtout à la population environnante. Chacun doit donc prendre ses responsabilités car on ne le dira jamais assez, mieux vaut prévenir que guérir surtout pour la population malgache déjà laminée par la crise.

La Gazette

 

 

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