Art contemporain : Libératrices « Figurations libres »

Publié le par Alain GYRE

Art contemporain : Libératrices « Figurations libres »

Tahina Rakotoarivony devant l’une de ses oeuvres, dans une exposition à l’Is’art Galerie, Analakely

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L'artiste contemporain le plus en vue de Madagascar, Tahina Rakotoarivony, expose depuis quelques jours à l'Is'art Galerie. Vers les fondements de la liberté.

Depuis le 28 mars, Tahina Rakotoarivony expose chez lui, à l'Is'Art Galerie à Analakely, dans
« Figurations libres ». Cela jusqu'au 18 avril pour laisser voir des œuvres comme « un manifeste émotionnel de la vie quotidienne humaine, de la vie sociale à la vie politique, de l’amour à l’histoire », déclare t-il. À travers des toiles rassemblant plusieurs techniques mixtes, collage, pochoir, acryliques et peinture sérigraphie et posca, l'artiste peint la proximité. D'où sont sorties seize peintures dont un triptyque et un quadriptyque.
Dans sa démarche artistique, il utilise toujours des figures minimalistes et conceptuelles, c’est-à-dire, peu travaillées, où l’émotion et l’expression dominent. La composition des couleurs, des formes et des figures caricaturées constitue les œuvres. La superposition des images et leur confrontation dans la peinture donnent un sens à la toile. Tahina Rakotoarivony essaie toujours de varier ses formes d’expressions artistiques, de la figuration à l’abstrait, du fauvisme au pop’art. Tous ces mélanges de style sont une forme de liberté, une forme d’art sans frontières, sans limite géographique, ni hiérarchie de hautes ou de basses cultures. Cette diversité lui donne une grande liberté d’expression.
Retour aux sources
C’est en 1998 que Tahina Rakotoarivony a fait ses premiers pas dans l’art contemporain, en participant à la formation de Richard Razafindrakoto, artiste plasticien malgache reconnu. Grâce à cette formation, il a pu approfondir ses acquis en matière de dessin, et de peinture pour devenir, quelques années plus tard, peintre et décorateur.
Dès 2005, il commence à présenter ses créations sur la scène européenne. Sa rencontre avec les artistes de l’association Echuelles, à Chuelles en France, lui a permis de faire découvrir ses œuvres dans une exposition collective à Artonef, Aix-en-Provence et à la Biennale d’art contemporain, au Châteaux-Barroux en 2006. Mais c’est la redécouverte de son attachement à la culture malgache qui lui a permis de construire son propre style.
Depuis ses débuts, le style de Tahina Rakotoarivony n’a cessé d’évoluer. Aussi inspiré par Cézanne, Jean-Michel Basquiat, que par Warhol, il a su trouver une manière d’exprimer sa vision du monde.

Maminirina Rado

Mercredi 03 avril 2013

L’Express

 

Publié dans Revue de presse

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