Assainissement: 36% de la population locale sont privés de toilettes

Publié le par Alain GYRE

Assainissement: 36% de la population locale sont privés de toilettes 

Jeudi, 21 Novembre 2013

Les infrastructures d’assainissement adéquates (toilettes, latrines) sont encore hors de portée de plus d'un tiers de la population mondiale, avec des conséquences dévastatrices pour la santé et le développement des enfants.

 

Mais les communautés peuvent apporter elles-mêmes la solution, déclare l'UNICEF à l’occasion de la Journée mondiale des toilettes, célébrée hier.

 

Depuis 1990, près de 1,9 milliard de personnes ont eu accès à des infrastructures d’assainissement améliorées, mais en 2011, 36% de la population mondiale sont encore privés de toilettes, soit environ 2,5 milliards de personnes.

 

A Madagascar, les problèmes de l’eau et de l’assainissement sont très graves : moins de deux personnes sur dix (14%) ont accès à des infrastructures d’assainissement améliorées, près de huit millions trois cents personnes font encore leurs besoins dans la nature (39%). Chaque année, en raison de ce faible accès des ménages à des installations sanitaires adéquates, un demi-million de tonnes d’excréments sont rejetés dans la nature et constituent une source importante de contamination et de maladies liées à l’eau, dont notamment les maladies diarrhéiques.

 

L’UNICEF soutient, dans 50 pays à travers le monde, l’approche « Assainissement total piloté par les collectivités » (CLTS). L’approche CLTS met l'accent sur l'utilisation pérenne des installations sanitaires plutôt que sur la construction d'infrastructures. La réussite de cette initiative dépend de l'engagement des membres de la communauté, des individus, des écoles, des chefs traditionnels.

 

L’approche CLTS a été introduite à Madagascar en 2008, avec l’appui de l’UNICEF. En 2011, le pays a lancé officiellement la campagne SANDAL 2018. Ce programme vise à réduire de manière considérable la défécation à l’air libre d’ici 2018.

 

«L’intérêt de cette approche est que les solutions ne sont pas imposées de l'extérieur. Les communautés se prennent en main et identifient leurs propres mesures pour mettre fin à la défécation à l’air libre. Toute action qui pousse les gens à changer de comportement face à la défécation à l’air libre nous rapproche vers l'objectif de l'assainissement pour tous», explique Silvia Gaya, chef de la section WASH de l’UNICEF Madagascar.

 

R.V.

 

La Gazette

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