Assainissement : Ramassage des ordures en plein jour et ses conséquences

Publié le par Alain GYRE

Assainissement : Ramassage des ordures en plein jour et ses conséquences
(04-04-2013) - Les agents de la CUA, à travers la Samva, travaillent désormais jour et nuit pour ramasser les ordures dans la ville. Parfois à cause des particuliers.
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Gérer le ramassage des ordures de Tanà demeure une tâche compliquée pour la commune urbaine d’Antananarivo, particulièrement autour des jours de fête. Le long week-end dernier, Analakely et Ambohijatovo ont été pris d’assaut par des milliers de personnes venues, s’amuser et surtout amuser leurs enfants. Sauf qu’un Malgache n’est pas capable de rester propre dans un environnement salubre, et qu’il trouve tout à fait normal de jeter des ordures, peu importe ce que c’est, dans la rue. Il trouve même légitime de jeter des sachets d’ordures dans les canaux d’évacuation, rendant la tâche des agents de la CUA encore plus difficile. La ville croule ainsi sous les ordures, car outre les détritus partout dans les rues, les ordures qui s’amoncellent débordent souvent des bacs à ordures municipaux, et remplissent tout autour. Les agents de la Samva, branche chargée du ramassage des ordures, se retrouvent alors dépassés par les événements.

Retard. En effet, à Antananarivo, la CUA collecte quotidiennement 500 à 600 tonnes d’ordures. Cela peut aller jusqu’à 900 tonnes voire 1 000 tonnes pendant les jours de fête, et durant les saisons pluvieuses où les fruits abondent. Les moyens logistiques mis en œuvre pour ramasser ces ordures sont déployés de manière à être efficace, mais cela reste insuffisant, car sur terrain, ces agents de la CUA rencontrent plusieurs obstacles. Outre les problèmes mécaniques qui peuvent survenir, certains camions n’arrivent pas à se garer près du bac à ordures, où des voitures stationnent la nuit. Stationnés plus loin, les agents de la Samva sont obligés de transporter petit à petit les détritus du bac à ordures vers le véhicule de ramassage. Résultat, l’équipe prend du retard et par effet domino, ce retard se répercute sur les autres sites de ramassage prévus. Du coup, les camions travaillent même le jour. Et si normalement leurs horaires devraient ne pas dépasser 10h dans la matinée, ils continuent jusqu’à midi pour ne pas accuser encore plus de retard. Il n’est donc pas rare de voir des camions-bennes pleins à craquer, parfois avec un petit filet pour éviter de faire tomber quelques détritus… ou rien, sillonner à travers la ville. Et comme ils se doivent de continuer à ramasser les ordures dans les bacs, ils s’arrêtent tout simplement en pleine rue, allant jusqu’à bloquer la circulation, pour faire leur travail.

Anjara Rasoanaivo

Midi Madagasikara

Publié dans Revue de presse

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