Bas-Mangoky: Un rendement de 10 t/ha pour le riz

Publié le par Alain GYRE

Bas-Mangoky: Un rendement de 10 t/ha pour le riz       

Mardi, 02 Juillet 2013 07:58 

Mangadok-2.jpg

C’est l’un des success stories des projets de développement financés par la Banque africaine de développement (BAD) en Afrique. C’est qu’a affirmé hier à Ankorondrano Abdelkrim Benjebbour, représentant de cette banque à Madagascar. C’était lors du lancement de la mission de préparation du rapport d’achèvement du document de stratégie pays et de la revue de performance du portefeuille 2012. Dans le Bas-Mangoky (Sud-ouest), le rendement atteint 10 t/ha grâce à la réhabilitation des infrastructures hydro agricoles, à la diffusion de nouvelles techniques rizicoles, etc. Le projet du Bas-Mangoky concerne 8 000 bénéficiaires dont 30% de femmes propriétaires des terrains qu’elles cultivent. Ce rendement est nettement supérieur à la moyenne enregistrée en Afrique. Quant à l’amélioration du revenu de la population, un des objectifs du gouvernement malagasy et de la BAD, le représentant de cette banque affirme que les ménages ne se plaignent pas et vivent plus à l’aise qu’avant le projet. Du coup, la BAD a accepté de renouveler la prise de Bevoay pour étendre les périmètres irrigués à 15 000 ha pour des bénéficiaires multipliés par 3. Puis, un 2ème périmètre est également réhabilité. Il s’agit de celui de Manombo où 6 000 bénéficiaires seront concernés.

Comme la BAD opte pour une concentration géographique et sectorielle de ses interventions, un nouveau projet de réhabilitation d’infrastructures agricoles (PRIASO) vient d’être approuvé. Il concernera 3 périmètres et 127 000 bénéficiaires dont 50% de femmes. Cette concentration permet de réduire la pauvreté, notamment rurale, dans une des régions considérées comme les plus défavorisées du pays. Car si le taux de pauvreté est de 92% dans le pays d’après les récentes données de la Banque mondiale, plus de 80% sont des ruraux et le Sud-ouest est parmi les plus concernés par ce fléau. Notons que la BAD est parmi les rares bailleurs de fonds à ne pas avoir suspendu ses financements pour le pays depuis le début de la crise en 2009. Le représentant de cette banque explique : « La BAD est convaincue que la crise n’est pas éternelle. Elle se dissipera un jour. Nous adaptons nos interventions pendant la crise et nous nous attendons à une reprise après la crise ». Par conséquent, la BAD a étendu par 2 fois la mise en œuvre du Document de stratégie pays (DSP) censé s’étendre de 2005 à 2009 pour 12 opérations pour un montant global de 890,45 milliards Ar. 21% de cette enveloppe sont allées au développement durable, un peu plus de 16% pour l’eau et l’assainissement, 24% pour les appuis budgétaires et les finances publiques et 38,8% pour le secteur privé.

Et cette année, cette extension du DSP a permis d’approuver de nouvelles opérations. La première porte sur la sécurité alimentaire dans le Sud-Ouest pour 105,4 milliards Ar. Le représentant de la BAD affirme que les autres opérations devront suivre d’ici septembre 2013. De plus, l’atelier d’hier a permis de lancer la préparation du rapport d’achèvement du prochain DSP qui devrait s’étendre sur les 5 prochaines années. Le montant de ces aides dépendra de la performance des projets déjà mis en œuvre dans le pays. Sinon, le ministre des Finances et du Budget, Hery Rajaonarimampianina déclare que les priorités de la BAD coïncident puisque cette dernière privilégie la croissance inclusive et la croissance verte et donc respectueuse de l’environnement.

Fanjanarivo

La Gazette

 

Publié dans Revue de presse

Commenter cet article