Biocarburant: L'éthanol en attente de cadre légal

Publié le par Alain GYRE

Biocarburant

L'éthanol en attente de cadre légal

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Les formateurs ont apporte´ un mode`le de micro distillerie

La fondation Tany Meva se prépare à la vulgarisation de l'éthanol. Le cadre légal qui devrait régir les agrocarburants est en cours d'élaboration.

Les acteurs de l'éthanol prêts. Producteurs de canne à sucre, d'éthanol, de réchauds de distillerie ont participé à un atelier de renforcement de capacité sur la production d'éthanol à petite échelle depuis lundi à Anosy. Cette formation organisée par la fondation Tany Meva devrait leur permettre d'être prêt une fois que le cadre légal qui régit le biocarburant est promulgué.
« Notre objectif c'est de faire en sorte que la filière soit prête une fois que le texte sort. Le projet de texte est déjà élaboré et le dossier avance », indique Monique Andriamananoro, manager programme de financement chez Tany Meva.
Une source auprès du ministère de l'Énergie ne partage pas cet optimisme de la fondation. « Un projet de texte sur le biocarburant et combustible a déjà été élaboré, et n'attendait plus qu'à être présenté au Parlement. Mais actuellement les documents sont rangés au fonds des tiroirs. C'est la Plateforme des agrocarburants durables (PAD) qui a pris le relais », confie-t-elle.
La présidente du PAD, Muriel Raveloson Razana­bahiny, rapporte que cette structure travaille actuellement sur un projet de texte qui sera peut être soumis aux ministères concernés dont l'Énergie et les Hydrocarbures entre autres. « Nous envisageons dans notre plan de travail, la sortie du cadre légal sur les agrocarburants d'ici 2013 mais rien n'est encore sûr », rapporte -t-elle.
En attendant, une centaine d'acteurs en éthanol ont bénéficié d'un transfert de compétence de la part des experts de Gaia, un projet américain et de Eco-group Energy spécialiste du secteur. Il a été soulevé pendant les trois jours de formation que les matières premières utilisées dans la fabrication de l'éthanol ne peuvent pas se limiter uniquement à la canne à sucre et qu'une micro distillerie peut produire entre 100 litres à 5000 litres par jour.

Non consommables

« Presque toutes les matières végétales sucrés peuvent être transformées en éthanol. Tel est le cas des bananes, de la poudre de maïs ou encore de l'ananas. Mais pour éviter des problèmes de sécurité alimentaire il vaut mieux utiliser les produits qui ne sont plus consommables », explique Ravaka Ranaivoson, gestionnaire de projet auprès de Tany Meva.
L'arrivée de l'éthanol sur le marché devrait contribuer à la dépendance des ménages au charbon et bois de chauffe. Les promoteurs soutiennent également qu'il est plus économique et que des études sont menées pour que son utilisation soit rentable à ceux qui seront des acteurs principaux de la « filière » éthanol.

Judicaëlle Saraléa

Jeudi 15 novembre 2012

L’Express

Publié dans Revue de presse

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