Cataclysmes naturels: l'offre en compétences reste insuffisante

Publié le par Alain GYRE

Cataclysmes naturels: L’offre en compétences reste insuffisante

     

 

Vendredi, 07 Septembre 2012

40 étudiants par promotion. C’est la capacité du projet de formation pour l’obtention du Diplôme multidisciplinaire en gestion des risques et catastrophes (DMGRC) à l’université d’Antananarivo. Ce projet en est à sa 2ème promotion. Vu l’étendue du territoire malagasy, des différentes zones exposées aux cataclysmes naturels et la variété de ces cataclysmes, l’offre en matière de compétences locales ne suit donc pas la demande. Le directeur de la DGMRC, Tianamahefasoa Randrianalijaona explique toutefois que les compétences, qu’elles soient issus de cette formation ou d’autres entités, sont complémentaires. Elles sont nécessaires pour une meilleure prévention et des meilleures réponses aux risques et catastrophes. En effet, l’on assiste à Madagascar à une faible résilience de la population. D’après les Systèmes d’alerte précoce aux inondations, cette situation est le résultat d’un problème de développement. « Moins un pays est développé, plus grande est sa vulnérabilité aux aléas. En effet, la faible gouvernance entrave le bon fonctionnement des mécanismes de réponses aux catastrophes. La rareté des ressources budgétaires compromet la capacité de renforcer la résilience. Le niveau des ressources humaines affaiblit les capacités à gérer les catastrophes ».

Au niveau de la population, la situation est tout aussi problématique : « Plus une population est pauvre, plus fort est l’impact des catastrophes ». La Réduction des risques de catastrophes (RRC) est une voie pour contourner, voire atténuer ces différents problèmes. Car d’après toujours les Systèmes d’alerte précoce aux inondations, négliger la préparation aux catastrophes, c’est négliger plusieurs secteurs à la base du développement. Sans une bonne RRC en effet, la scolarisation est mise en veilleuse après la période post-cataclysme, la qualité de l’eau est altérée, l’assainissement est compromis, les infrastructures socioéconomiques (marchés, routes, centres de santé…) sont endommagées, les circuits commerciaux sont rompus, les prix des denrées alimentaires augmentent… En fait, la liste n’est pas exhaustive mais elle touche à la fois le social et la vie économique. La RRC et le renforcement des instruments y afférents dont la formation et la recherche sont donc indispensables, d’autant que 2/3 des chocs subis par les ménages sont d’ordre climatique ou environnemental d’après les données de l’Institut national de la statique (INSTAT). Il leur faut plus d’un an pour s’en relever. Or, les cataclysmes comme les cyclones surviennent presque tous les ans.

La Gazette

Publié dans Revue de presse

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