Centre d’interprétation du patrimoine: Artéfacts découverts sur le chantier du projet Ambatovy

Publié le par Alain GYRE

Centre d’interprétation du patrimoine: Artéfacts découverts sur le chantier du projet Ambatovy                   

Jeudi, 25 Septembre 2014

 

« Désormais, tous les objets ou artefacts découverts sur le chantier cesseront d’être de simples débris auparavant enfouis sous terre pour devenir des pièces de grande valeur témoignant du riche passé de la région Atsinanana et Mangoro et d’autre part de la vie  de la population locale pour contribuer au développement de l’identité culturelle malgache »

 

C’est en ces termes que Louis Roland Gosselin, vice-président chargé du développement durable de la société minière Ambatovy,  a lancé lors de l’inauguration du centre d’interprétation du patrimoine à Toamasina. Ambatovy a construit un bâtiment dans l’enceinte de la direction régionale de l’artisanat, de la culture et du patrimoine pour conserver et présenter au public les artéfacts archéologiques. L’entreprise citoyenne et aussi compagnie responsable Ambatovy a ainsi engagé sa contribution dans le développement de Madagascar.

 

Les analyses concrètes menées sur les artefacts ont livré de nouvelles données précieuses pour l’histoire de Madagascar. A preuve, l’occupation de la zone forestière intérieure de Madagascar a commencé dès le 12ème siècle. Les populations de la zone ont produit une poterie spécifique à base de graphite et non faite en argile.

 

Pour revenir à l’inauguration du centre d’interprétation du patrimoine, le local servira aussi pour la recherche autant pour les scientifiques nationaux qu’étrangers. Tous les objets sont aussi mis à la disposition des étudiants et des chercheurs. La découverte de nouveau secret est ainsi attendue dans leur démarche. Dépassant le statut de musée, le centre est aussi un espace d’information, d’échanges et de formation. La remise des collections archéologiques est constituée des artefacts archéologiques trouvés dans les zones d’intervention d’Ambatovy entre Moramanga et Toamasina. Ces vestiges sont les témoins de l’histoire particuliers des populations des régions Atsinanana et Mangoro. Le centre a assuré la sauvegarde et la mise en valeur des objets collectionnés. Signalons que le programme d’archéologie préventive a permis de découvrir 5000 objets et 262 sites archéologiques d’importance dans les régions sus citées. Des poteries de graphite, des objets copies de chloritoschiste et des objets d’importations ont constitué la plus grande partie des objets retrouvés.

 

Moari Jean Ctohdy

La Gazette

Publié dans Revue de presse

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