Charbon et bois de chauffe: Le palissandre et le bois de rose concernés

Publié le par Alain GYRE

Charbon et bois de chauffe: Le palissandre et le bois de rose concernés

     

 

Lundi, 29 Avril 2013

A Madagascar, la consommation en produits ligneux tels les bois de construction, les bois d'œuvre, les bois de service et les bois énergétiques atteint 21.730.000 m3/an.

Particulièrement pour les bois de chauffe et les charbons, la consommation est de 17.000.000 m3/an, soit 1 m3/personne/jour d’après les données du Missouri botanical garden (MBG). En fait, les besoins en énergie domestique nécessitant l’utilisation de bois de chauffe et de charbon de bois ne cessent de croître dus à l’accroissement démographique et des pratiques de consommation non économes des ménages. En fait, le bois de chauffe et le charbon de bois constituent la première source d'énergie utilisée par 94% des ménages malagasy, même il s’il y a d’autres sources d’énergie combustibles comme le gaz. Ce dernier coûte encore très cher par rapport au pouvoir d'achat des ménages. Pour la population rurale, les bois qui ont la préférence des consommateurs sont ceux qui produisent une forte quantité de chaleur, brûlent longtemps pendant la cuisson et sont faciles à manipuler. D’après MBG, plusieurs espèces endémiques sont utilisées comme bois de chauffe et/ou charbon de bois. Dans le Sud, il y a le Didierea madagascariensis (Fantsiolitse). Au nord, le Grangeria porosa (Marasira) et le Homalium cauliflorum (Hazombato). Le Dalbergia sp (bois de rose et palissandre) dans la partie ouest. Ces espèces sont utilisées de façon excessive et classées « en danger » selon les critères de l’Union internationale de la conservation de la nature (UICN).

Les régions du centre et de l’Est ont tendance à utiliser les espèces introduites et/ou naturalisées comme Eucalyptus sp (kininina), Pinus sp (Sapin), Acacia dealbata (Mimosa), Tamarindus indica (Voamadilo), Erica sp (Anjavidy) et quelques arbres forestiers. Les consommations en bois dominées par des combustibles ligneux, l’exploitation illicite pour autres utilisations et aussi les défrichements successifs pour la culture sur brûlis conduisent à une déforestation continue. Ce qui suscite encore de grandes inquiétudes car cette déforestation entraîne une extension de la savanisation de la forêt. Ainsi, les ressources forestières n’arrivent plus à subvenir aux besoins des consommateurs. Le MBG propose donc des mesures de gestion tel que le maintien de l’équilibre entre l’exploitation et la potentialité de ces ressources. L’amélioration des foyers traditionnels ainsi que la cuisson dans des endroits moins exposés aux vents pour la population rurale et l’utilisation des foyers économiques améliorés sont également recommandées.

La Gazette

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