Chocs externes sur l’agriculture: De graves problèmes à considérer

Publié le par Alain GYRE

Chocs externes sur l’agriculture: De graves problèmes àconsidérer       

Samedi, 26 Avril 2014

Les cataclysmes naturels, les maladies, les prédateurs comme les rats et les criquets sont autant de facteurs externes qui nuisent à l’agriculture.

 

Hier lors de la matinée du développement rural organisée à Anosy par le Plan d’action pour le développement rural (PADR) qui fête cette année ses 15 ans d’existence, cette entité rattachée à la primature a affirmé : « Il est indispensable de renforcer les capacités du pays à trouver des solutions intégrant à la fois la performance technique agricole, la santé humaine et animale et la gestion rationnelle des ressources naturelles ». Des résultats de recherche sur ces différents domaines existent. Il en est ainsi de ceux du Centre national de recherche appliquée pour le développement rural (FOFIFA). Ce centre a présenté hier les résultats obtenus sur un champignon de souche locale (isolat SP9) contre les larves du criquet migrateur malagasy. Les essais sur 27 ha dans le Bongolava ont donné des bons résultats avec une dose de 50 g/ha diluée dans 1 litre de gasoil. En effet, la population larvaire a diminué de 94% dans les parcelles traitées. L’isolat SP9 a obtenu une homologation en 2013. Il ne nuit pas à l’environnement contrairement aux produits chimiques.

 

Le PADR estime qu’il est temps d’appliquer sur le terrain les résultats de recherche pour atténuer les chocs externes sur les ménages ruraux. Ces chocs sont multiples et certains sont amenés à s’intensifier. C’est le cas des cataclysmes naturels dont la fréquence est stimulée par les changements climatiques. Madagascar est d’ailleurs dans le top 5 des pays les plus exposés aux effets néfastes de ces changements. Le PADR souligne que la fréquence d’événements extrêmes constituera un facteur d’aléas supplémentaires à l’agriculture, et obligera à de grands efforts d’adaptation. Les enquêtes réalisées au niveau du Réseau d’observatoires ruraux (ROR) du PADR le prouvent. Parmi ces observatoires, on peut citer Antsirabe où le mildiou a provoqué des ravages sur les cultures de pomme de terre en 2002, alors qu’en 2004, des inondations ont causé la pourriture des racines. Pour le secteur agricole en général dans cette zone, le cyclone et la grêle ont occasionné d’importants dégâts en 2000 et en 2004. Le maïs et le manioc non plus n’étaient pas épargnés : des maladies les ont attaqués massivement en 2002.

 

Marovoay aussi est concerné avec l’insuffisance de la pluviométrie en 2003 et l’émergence de maladies en 2011. Dans l’Alaotra, l’alternance du cyclone et de la sécheresse est destructrice. Particulièrement pour le riz, des maladies ont attaqué les cultures entre 2010 et 2012. A Toliara, l’invasion acridienne se conjugue avec les cataclysmes naturels. A Fénérive-est, les chocs externes se manifestent par les prédateurs (surtout les rats), les feux de brousse, les cyclones, les maladies.  

 

Fanjanarivo

La Gazette

 

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