COI : Succès de l’opération de fermeture de pêche aux ourites

Publié le par Alain GYRE

COI : Succès de l’opération de fermeture de pêche aux ourites

 

10/10/2013

 

Un concours gastronomique a été organisé afin de promouvoir la filière ourite qui s’annonce porteuse. 

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L’île de Rodrigues rejoint Madagascar dans la liste des rares pays qui ferment occasionnellement leur pêche aux ourites ou poulpes. Les résultats de la fermeture de la pêche pour la deuxième fois ont dépassé la phase expérimentale.  Cette opération, appuyée par la Commission de l’océan Indien au travers de son projet SmartFish, conjointement avec l’organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) et sur financement de l’Union européenne, a ainsi connu un succès. « Rodrigues est arrivée à un tournant puisqu’il est prouvé maintenant que l’opération de clôture saisonnière fonctionne » affirme Jean Claude de l’Estrac, Secrétaire général de la Commission de l’océan Indien.

 

Vertus nutrionnelles. Dans la même foulée, un concours gastronomique sur l’ourite, qui s’intitule « Top Chef Ourites 2013 » a été organisé afin de promouvoir cette filière porteuse. Cet événement a réuni les 10 meilleurs chefs de Rodrigues autour d’un jury originaire des Comores, de la Réunion, de Madagascar, de Maurice et des Seychelles. Un livre regroupant une quarantaine de recettes des cinq pays membres de la Commission de l’océan Indien a été présenté en même temps. En fait, « ce livre et ce concours permettent de promouvoir les vertus nutritionnelles de l’ourite et de la présenter comme un aliment sain et riche en protéine » explique Davide Signa, expert en sécurité alimentaire de la FAO.

 

Co-gestion. En revenant sur l’opération de fermeture de pêche aux ourites, des mesures de surveillance des aires protégées marines doivent être renforcées tout en contrôlant la taille minimale marchande de l’ourite et le respect du calendrier de fermeture de pêche. Durant cette période, un programme d’emplois alternatifs sur le long terme pour les pêcheurs a fait l’objet d’une réflexion. Par ailleurs, la cogestion de la pêche est une solution prometteuse puisqu’elle implique les acheteurs, les pêcheurs et l’administration. Ceux-ci doivent ensuite dresser un plan de préservation des ressources, d’étalement des prises et de professionnalisation des pêcheurs. « L’adoption de ce plan et le renforcement des mesures de surveillance devraient nous permettre d’atteindre 200 tonnes de poulpes supplémentaires par an, soit entre 400 et 500 tonnes annuellement », précise Richard Payendee, commissaire de la pêche à Rodrigues.

 

Recueillis par Navalona R.

Midi Madagasikara

Publié dans Revue de presse

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